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S. II. Hubert, dans les Mélanges Cagnat, p. 287.
DIVINITES CELTIQCES ET GALLO-ROMAINE? i.)/
Sa parèdre, Nantosvelta ou Nantosuelta. à rimitation des fig^ui'es romaines, reçoit la corne d'abondance ', fait nne libation - ou nourrit un serpent •*. .\illenrs, c est une Diane, avec l'arc et le carquois '. Sur une stèle elle porte un objet qui semble être une ruche, allusion probable à une autre boisson rituelle, l'hydromel '.
Certains monuments sont consacrés à un dieu à trois tètes '' encore très énigmatique ; il dut èti'e assimilé à Janus. Il y eut aussi des triades, très diversement composées : une des variétés les plus fréquentes est la triade des Mères (Maires ' ou encore Matronae), qui peuvent à la rigueur se rencontrer isolées et non groupées ^ ou aller par deux '■• ; mais qui le plus souvent sont au nombre de trois (Kg. 242) '". Près de Turin, à Avigliana, on a trouvé môme un groupe de (unq^'. Il en est qui sont debout '-. En Germanie, elles se présentent plutôt assises, enveloppées d'amples manteaux et coilTées de bonnets, dont les bords s'élargissent en turban '•'* ; elles tiennent sur leurs genoux de lourds paniers chargés de fruits, parfois un nourrisson ''. Certains ex-voto leur confèrent diverses épithètes et attestent une assimilation avec la Fortune, ou Maia, Diane Lucine, Cybèle, les Nymphes, les Parques. Elles semblent, en raison de leurs attributs, présifler à la fécondité; et l'on en voit en etTet, en Gaule, qui ont plusieurs rangs de mamelles '•'. Celtes et Germains ont pu les considérer comme des divinités inférieures, des génies