ncrnoulli, II. 2. pi. i.vi
3. Calnl. (lu Mus. Maoïii Suppl.). Paris. 1910. 8°. p. 60. n" 1045, pi. xli. 3.
4. Médaillons extrêmement nombreux et souvent très beaux : Gnecchi, pi. i-xxvii à xt:.
TII. LE PORTRAIT. EMPEREURS ET IMPERATRICES
sculpture soulignent la parenté avec Marc Aurèle : même regard sans beaucoup de vie et sans dissimulation ; mêmes soins accordés à la barbe et à la chevelure, mais celle-ci formant une arcature très ré£rulière dans le haut de la face ; seuls les attributs d'Hercule dont il safTuble volontiers, nous le savons, et que lui prête l'exemplaire du Palais des Conservateurs (fig. 259), donnent un aperçu des goûts de brutalité de ce prince et de sa sauvagerie finale. Le r.emarquable
Fig. 260. — Septime Sévère (Cliché Moscioni).
portrait juvénile du Capitule ' respire même comme une douceur ingénue, quoique réfléchie.
C'est le type même d" Hercule qu'on reconnaît sur les pièces de son successeur éphémère, Pertinax. Il n'y a que la numismatique qui évoque sûrement sa physionomie, comme celles de Didius Julianus. moins rude, de Pescennius Niger, figure vulgaire et laide, et ilAlbinus -.
Les monnaies diversifient passablement le visage de Septime
I . IK-inuiilli. ihid., pi. i.iii : Dclbriick. Xnlike l'ortrals. j)!. xi.viii-xli.x. 2. Hernoiilli, III, pi. de immiiaies i. 1-2, i et 7.
LES EMPERELRï
Sévère ; il en sera de même pour nombre de princes du m'' siècle, par suite, sans doute, de la décadence dans la gravure. En re'anche, les bustes, quand on y peut mettre sûrement un nom, prennent un intérêt croissant, car nous arrivons à lépoque où le portrait romain manifeste la plus grande indépendance à l'ég^ard de toules les traditions d'école ; la science anatomique décroît ; les recherches curieuses, en particulier dans Fexécution des cheveux, font place à un travail superficiel, qui se limite quelquefois à de simples traits gravés ; mais on souligne de plus en plus, avec exagération peut-être, les traits individuels '.
Septime Sévère a quelque chose encore, en sculpture, de ce tvpe un peu conventionnel, idéalisé, grécisé, du u" siècle. Le détail spécifique qui l'identifie consiste dans trois ou plutôt quatre boucles de cheveux qui descendent tout droit sur le milieu du front. C'est le buste du Gapitole, ici reproduit (fig. 260), qui ressemble le plus au portrait indubitable figuré sur l'arc de triomphe qui porte le nom de ce prince ^.
Si l'on passe à son fils aîné, Caracalla, on est saisi du contraste : les monnaies (fîg. ■261) ', tout en fournissant les points de comparaison nécessaires, affaiblissent l'expression rendue avec tant de vigueur par le merveilleux buste de Berlin (fîg. ■262) : c'est bien l'athlète aux formes robustes, aux traits grossiers, au nez charnu, aux fortes
lèvres, à la barbe courte et drue, négligée, au regard mauvais, chargé de haine. En comparaison, les traits de sa victime, son frère Geta ^, sans charme, maussades, indices d'une personnalité médiocre, semblent presque doux (fig. 263).
L'Africain Macrin rappelle, sur les médailles, Pescennius Niger ; le premier, il arbore des cheveux taillés court, mode qui persistera. Diaduménien n'ayant fait que passer, très jeune, sur le trône, sa physionomie est encore indécise. La chose est presque aussi vraie d'Elagabal (fig. 264); on croit cependant retrouver celui-ci dans
(laraoalla.