‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 371 sur 509 · L ENFANCE · texte numérisé non relu

L ENFANCE

sur ses bras, sur ses g^enoux, plusieurs poupons emmaillottés — une statuette de Gapoue lui en fait tenir douze ' —, on ne s'attachait pas exclusivement au sens mythique de la fi-ure ; c'était aussi un prétexte à tî-urines d'enfants. Un intéressant petit monument de Gaule 2 renouvelle avec bonheur le type fréquent d'ex-voto 3 que constitue le nourrisson ligoté dans ses langes, en le mettant au berceau avec un jeune chien couché en rond sur ses pieds. Ailleurs, trois bambins court vêtus sont représentés dormant l'un contre l'autre, serrés étroitement comme de petits animaux, rejetons d'une portée nouvelle '.

Cn peu plus grand, le gamin fournit par ses divertissements de nouveaux sujets : nous le voyons jouer avec un lapin ', avec des billes «; un groupe de Toulouse \ très spirituel, est formé dune chèvre montée par un putlo qui en porte un second sur ses épaules. Et puis ce sont les enfants en dispute : dans une pièce du musée de Vienne, l'un mord au bras son compagnon qui ne %'eut pas céder l'oiseau qu'il tient en main \ Deux athlètes de l'âge le plus tendre, armés du ceste, se font face au musée du Vatican \ Les petits Éros ailés se distinguent entre tous par leur fertilité d'esprit : l'un s'est emparé d'un lièvre elle fait voir à un camarade'» ; l'autre taquine le Centaure sur la croupe duquel il a sauté ". C'est là un motif favori de l'école d'Aphrodisias; le marbre duCapitole, copiedu bronze d'Arisléaset Papias'^ résume une aimable philosophie : l'Amour, qui est un tourment pour l'homme mûr, est pour la jeunesse un charmant compagnon ; aussi y avait-il deux Centaures se répondant, l'un juvénile et jouant joyeusement avec Éros ; l'autre âgé, irrité de ses agaceries. Bacchus enfant monte aussi sur un bouc et le maîtrise en le saisissant par une corne '•'.

1. Reinach.S<a<oa/re, III, p. so, 9; cf. engénéral. IV p 156-157 ■2. Ibid.. IV. p. 287, 3: Espérandieu. Bas-reliefs, III, p. 155.

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