Ihid.. p. 127. 2 cl
.3. IhiiL, p. 229, 2.
1. Rcinacli, II. p. 289, 1-2 (Louvre = Sa^rlio. Dic(. des .4n/., lig. 2GI1. Frise comparable : vie d'un général, supplicalio, sacrilicc, mariage (Rcinacli, III, p . ') 1 . I .
LES l£ROS
prenant le sein sous le reg-ard attentif du père, qui, un peu plus loin, le garde dans ses bras et reçoit les caresses de son rejeton : ensuite voilà le garçonnet monté dans un chariot à sa taille, que
Fi^. 'iâ^i. — Leiifance de Itoniulus el de Uéimis. Cliilu- Moscioiii
Iraine un quadrupède compagnon de ses jeux ; puis, debout devant on maître, il récite quelque leçon. Sur l'autre panneau, on remarque moins de simplicité et de naturel : il vient à peine de quitter un autre char plus grand, un bige de béliers, que nous le retrouvons assis dans sa chaire, déclamant au milieu des Muses recueillies.
i; III. — Vie familiale ou rustique.
Nous arrivons par là aux scènes de la vie familiale, peu nombreuses, plus fréquentes dans les parties occidentales de l'empire, où linfluence grecque est moins prononcée, mais aussi, et par suite, d'une qualité artistique assez inférieure. C'est le cas pour le repas intime du musée de Trêves ' : personne n'est couché ; une servante apporte les plats sur une table exiguë recouverte d'un napperon ; deux convives assis : l'un, qui caresse le chien domestique, est enfoncé dans un siège campagnard très simple, à dossier bas, dont le relief donne exactement la forme, sinon la perspective ; l'autre, plus jeune, dans une de ces chaises pleines, enveloppantes, dont nous avons trois exemples nouveaux dans un relief de Nimègue, au même musée -. Le travail en est sensiblement plus (in ; c est un fragment pris au tombeau d'un riche propriétaire, en mesure de payer un artisan plus habile. Entre deux zones de décor tloral digne des modèles italiens, une scène d'éducation : deux adolescents lisent un auteur, l'un dans un codex, l'autre dans un vohimen : le père ou le maître, placé entre eux, semble en donner le commentaire; le jeune frère, qui entre sur la droite et esquisse un geste de salut (?), tient à la main ses tablettes de cire ; il va commencer quelque exercice d'écriture •*.
La vie familière embarrasse l'artiste qui se propose un tableau d'ensemble; il aboutit d'ordinaire à un lamentable décousu, témoin ce sarcophage ' qui rapproche un homme en barque, un ouvrier à l'établi sous une tonnelle, un mariage, une querelle (?), une table chargée de pains que le marchand parait offrir à des clients assis, et au-dessous, en deuxième zone, porcher, berger, laboureur et vignerons. Mieux inspiré, l'auteur d'un sarcophage du Latran ffig. 354) •^, ouvrage un peu gauche, mais d'une grande sincérité, a su ordonner son sujet. Le maître d'un domaine est au milieu de la composition ; sa taille égale la hauteur des deux registres, façon naïve de suggérer qu'il observe tout. La série des travaux com-