Rcinach, I. p. 167-169. Plus haut. p. 3ol, (ig
paniers pleins de terre : des journaliers chargeant, déchargeant un bateau ; ils roulent des futailles sur un plan incliné et du bord descendent à terre par une planche '.
Très bien observé est un reliei" de Salerne -. avec ce navire qui a abaissé son mât. sans doute pour passer sous quelque pont ; un homme de peine enjambe le b^rdag-e el pose le pied sur une planche pour gagner la rive ; il porte un gros ballot qu'un homme de l'équipage lui assujettit sur la nuque ; un autre, lourdement chargé, a déjà atterri. Scène analogue, mais bien plus fruste, au musée Torlonia ' : le débardeur, entièrement nu, a hissé une amphore sur son épaule : tout auprès, derrière un comptoir, des employés semblent noter les sorties de marchandises. Le système du halage sur les rivières, alors déjà pratiqué, revit devant nous par un bas-relief de la statue du Tibre au Louvre' et par un autre, pi'ovenant du \'aucluse ', médiocre de dessin, mais où les altitudes sont fidèlement notées : deux hommes, ayant passé à leurs épaules des cordes aboutissant au mal de la péniche, tirent en avançant péniblement, à petits pas.
La série du commeix-e s'étend à tous les métiers. \'oici une vente d'esclave : le malheureux qui sert de denrée est exposé sur un tréteau \ca,tasla) entre deux hommes, sans doute le crieur el le propriétaire ^. La boutique surtout est souvent reproduite. Ce qui s'y vend n'est pas toujours distinct '. Ce négociant, attablé devant un petit comptoir, a un geste pris sur le vif : d'une main levée il désigne les rayons au-dessus de sa tête, où s'alignent les marchandises.
Nous avons conservé, du négoce A\i> victuailles, quelques représentations d'un grand intérêt. On a retrouvé à Home, près de la Porte Majeure, un ancien tombeau des derniers temps de la République, fait de moellons qui ressemblent à des boisseaux empilés. D'après l'inscription principale, deux fois répétée, « c'est le ton>