‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 472 sur 509 · XI . SUJETS DE r.AMPES 6S · texte numérisé non relu

XI . SUJETS DE r.AMPES 6S

représentations exiguës. M. ^^'alters a résumé en un tableau commode les types de figures isolées ou de groupes en action ' ; nous en étudierons seulement quelques-uns parmi les mieux venus. Ici deux gladiateurs, un thrace et un samnite, se font face; ils ont le casque à plumes, la cuirasse, les jambières et s'efforcent de se masquer avec leurs boucliers, du reste de longueur inégale ; les mouvements sont violents, indiquent une âpre lutte (pi. xix, n" 787). D'autres lampes en montrent l'issue : un hoplomachus est tombé sur les genoux ; il lève le pouce et 1 index pour témoigner qu'il se reconnaît vaincu notre fig. 361) '^ ; ou bien il est renversé en arrière et le Ihrax triomphant étend la main sur lui (pi. xix, n" 558 1. On a aussi des combats contre les animaux : citons le tableau très curieux d'un bestiaire séparé d'un ours par une sorte de table tournante, dont les quatre pans arrêtent les attaques de la bête, laquelle, dressée sur les pattes d'arrière, s'irrite de cet appareil qui la paralyse m" 1068, fig. 2l8j.

Une lampe des plus connues de la collection de Londres nous fait pénétrer dans l'intérieur d'un cirque i pi. xv, n" 626) : les perspectives sont fausses, la distribution également, mais elle est assez habile au point de vue de l'effet : d'une part, des rangées de spectateurs ; sur une seconde face du pourtour, les carceres avec leurs portes à treillis, et sur la troisième les aménagements habituels dans les cirques : obélisques, portiques à dauphins, etc.. Au milieu de l'arène, quatre quadriges lancés à toute allure ; les cochers, courbés en avant, fouettent avec énergie. Dans un coin, deux hommes sont engagés et se portent des coups violents. Sur une autre pièce (pi. xxni, n°671l, dans le même décor d'hippodrome, un quadrige s'est remis au pas : c'est celui du vainqueur, porteur d'une palme et d'une couronne. Remarquons aussi (pi. xxiii, n" 788) ce cheval victorieux, une couronne au bas de l'encolure, auquel font cortège des hommes qui brandissent des palmes et un étendard. Pour en finir avec les spectacles de victoire, mentionnons les trophées plantés en terre et accostés de deux prisonniers barbares accroupis (pi. xv, n° 497).

Il y a des scènes plus familières : trois esclaves pliant sous le

1. Oj}. cit., p. xxxi. Cf. aussi lamusantc petite frise dEros ^ladialcurs coniballaiil des animaux sauva{;cs, n" iHli, Ciy;. s6. On a un choix de lampes à scènes de (gladiateurs dans le Guide lo greek and roman life, p. 69 et suiv.

2. D'après Walters, pi. xix, n° 663. Au-dessus de la scène, deux couronnes.

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SLJETS DE I-AMl'ES

poifls de plusieurs tilets de chasse énormes liés ensemble (pi. .\\, n" <i.Sl ( : huit ciulres transportant, à la force de 1 épaule, des tonneaux pleins suspendus à des perches pi. xxx, n" 114"2 . Un bateleur assis à terre, entouré de son matériel à tours dailresse. >e tourne vers un pelit siniii'e cpii lui saisit le bras. |)entlanl que de

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l'autre côté une belette grimpe ;i une échelle : dans le champ, deux cerceaux pour les jeux savants (pi. xvi, n" 679. l'n tableau pastoral, traité de manière fort pittoresque, nous présente un berj^er avant sur la nuque un agnelet dont ses mains tiennent les pattes pendantes, et poussant son troupeau à la lueur du croissant de lune, ou bien éclairé par le dieu Soleil, qui est encore IFguré derrière lui ' n" I I4i. lîg. '2ii . .\ulre scène : un chasseur montre à son chien le gros lièvre qu'il a assommé d'un coup de son pednm n" l'i"J7. lîg. •JOti). Va\ détinilive, ce sont les tableaux de genre qui, ici également, retietmenl le plus nos regards ; certains motifs religieux pourraient être rangés dans la même classe, comme celle femme qui

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