‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 477 sur 509 · XII. I.ES RELIEFS DE STLC · texte numérisé non relu

XII. I.ES RELIEFS DE STLC

.sine, éclatés par places, onl dévoilé la technique : on étalait crabord le stuc, bien éi^al et uni. sur la paroi, et on le couvrait, encore humide, par touches légères au trait incisé, d'un dessin préiiaratoire ; à Tinlérieur de ce contour on posait une nouvelle matière, travaillée à main libre et à Tébauchoir. Les sujets étaient g-énéralement à figures, d'où le nom de sigilla uedificiorum.

Une exception notable s'est révélée dans un temple d'Arabie du II*" siècle, dit le « château de Pharaon » ', tout revêtu de siuc, à l'intérieur et au dehors. Les décorateurs y avaient ainsi figuré une sorte de fausse ordonnance architeclonique, produisant en relief les mêmes combinaisons que les fresques pompéiennes du II'" style. Ces stucs de Petra étaient donc presque uniquement géométriques. Quelques débris sont encore en place et, grâce aux trous ménagés pour les chevilles de fixage, on a pu deviner le schéma c-énéral '-. Or il est conforme à certaines ordonnances que nous présentent, à Petra encore, des façades taillées à même le rocher; on en a conclu que ces ordonnances, avant d'être sculptées, avaient été conçues par un peintre ou un stucaleur, et que la décoration murale imitant la construction en pierres d'appareil, si appréciée en Svrie au m" siècle, avait été d'abord adoptée par des artistes se bornant aux travaux de surface-'.

Les plus beaux spécimens connus de reliefs en stuc (mt été retrouvés en Italie, mais les provinces en ont également fourni. .Ainsi, au musée de Sousse, une paroi de cippe funéraire ^ du i*"^ ou (lu II" siècle après J.-C. est décorée d'un groupe de trois personnages disposés sur les trois côtés d'un petit renfoncement. .\n milieu, ou de trois quarts, est un jeune homme imberbe en tunique ; de sa main gauche abaissée, il tient, dans un étui muni d'une courroie de suspension, des tablettes à écrire. Une femme, une Muse apparemment, un rnlumen dans une main, pose l'autre sur le bras du jeune homme, d'un geste de |)i-otection. Symélriquenienl Minerve, du moins une femme casquée, armée du bouclier et de la hasle, lui serre la main.

1. H. Kulil. Kasr Finiiin in l'elni \IH. wissensch. VeriiJleiiHicli. der deuLsch. Oricnldesellsch. . Lcipzijr, 1910, i", p. K). "JG, 10 : pi. v. vii-viii. Rares oriicinenls nnrau.x. (ifc. 11.

2. Cf. ibid., p. 18, li},'. 16, la reconstilulion iliine paroi, cl p. 22, fig. 18, c.itt' il cnle, létal aclucl cl la rcslauralioii à laide des trous d'cncaslreinenl .

■t. Kolil rapproche p. îO-i2,ri;,'. .17-39 une pcinlurc de Hoscoreale el deux façades plu» tardives de l'elra, qui nioulreul le même parti arcliileclural : «leux portiques ciuadranl uu pavillon circulaire.

1. Musées deSoiisse, Paris, 1902. 4". p. 8, n" 11, pi. iv. 1-3 llanne/o,.

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