XII. LES RELIEFS DE STUC
tombeaux de la \'oie Latine, Dans la chambre souterraine de celui
(les X'alerii, les relicls représeiileiil de> inonslres marins, de
nymphes, génies, naïades et griffons ,fig. 364). Celui des Pancratii contenait quatre bas-reliefs de stuc entourés d'ornements et empruntés à la légende : le Jugement de Paris, Alceste, Priam devant Achille ', Hercule jouant de la lyre devant Bacchus et Minerve ifig. .365; ; d'autres montrent des paysages et des sujets marins ^.
A Pompéi, certaines sépultures étaient entourées d'un mur d'enceinte que surmontaient des tourelles revêtues dun décor stuqué : tel le « Tombeau rond » ; on y voyait une femme déposant une bandelette sur un squelette de petite taille, sans doute celui de son enfant ''. Tel aussi le tombeau de lAugustal C. Calventius Quietus ; comme sujets : une femme détournant le visage pour mettre le feu à un bûcher ; (Edipe devant le sphinx ; Thésée bourreau du Minotaure. Moralité : pour le mort, lénigme de la vie avait sa solution ; il avait trouvé une sortie au labyrinthe de l'existence '.
Mais les plus curieux de ces bas-reliefs en stuc ornaient le très haut soubassement du tombeau d'Umbri(;ius Scaurus ^ ; par malheur, peu à peu effrités, ils ont entièrement péri; il nous en reste des dessins (fig. 366). Les scènes sont prises des combats de l'amphithéâtre ; des inscriptions individuelles se lisent au-dessus des personnages. Dans la frise principale, à gauche, d'abord deux gladiateurs montés, classe secondaire et peu représentée : armés d'un bouclier rond, ils brandissent l'un contre l'autre de très longues lances. Suivent deux samnites, que désignent leurs casques à haute crête, leurs boucliers en forme de tuile ; ils semblent pour l'instant de simples spectateurs. Puis un thrace, dont l'arme ne se voit plus; elle devait menacer un samnite qui est tombé sur un genou et perd sa lance. .Après un nouveau groupe, où le vainqueur égorge le vaincu, grièvement blessé à la cuisse, deux rétiaire>. à plus petite échelle, tiennent des tridents à long manche ; enlin (Ilmix samniles: l'un poursuit l'autre qui a laissé choir son bouclier. Hans une autre frise plus réduite, un samnite frappé à mort s'elTondre sur la droite ; à gauche, un surveillant des jeux arrête le bras d un ^-^ladiateur qui va d'un coup mortel achever sa victoire. lilt ce sont.