Forrer, Die Grseber- ond TexlUfande van Akmim, XUl, fl
Hxnuel d'Art bymniin. \'
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luaires à pied, en costume persan, qui luttent, Tépieu à lu main< contre des lions (fîg. 132) (Kaiser-Friedrich-Museum, trésor du Sancta Sanctorum, vi« ou vu® siècle). Ailleurs, on voit des cavaliers, isolés ou alTrontés, le sceptre à la ihain, un oiseau volant au-dessus de la tête deleurchevai, tandis qiie, dans le registre inférieur, un piéton armé de la lance est debout à côté d'une cigogne '-
Le décor à palmettes qui, sur ces derniers tissus, se mêle souvent aux figures, Tarbre sacré auquel s'affrontent les cavaliers, attestent ici encore un modèle sassanide : mais les inscriptions grecques tissées dans Tétoffe dénoncent une fabrique byzantine, et, s'il en faut croire Strzygovvski, probablement syrienne. IVautres soieries enfin, à sujets proprement byzantins, montrentégalement des motifs d'^origîne persane. On conserve, au musée de Cluny (fig. 133) et au musée du Parc du Cinquantenaire à Bruxelles, des étoffes où des médaillons à fond bleu, violet ou pourpre, .encerclent des cochers de cirque conduisant des quadriges ; entre les médaillons, des bouquetins sont placés entre des palmettes : ces tissus datent du v*'-vi« siècle (Leasing, livr. 10). Ailleurs, des animaux fantastiques, griffons blancs inscrits dans des médaillons à fond rouge clair (Berlin, musée industriel, viiMx* siècle, Lessing, livr. 1 et 11), griffons violets inscrits dans des médaillons à fond blanc damassé (Sens, suaire de Saint-Siviard, vn*-vni® siècle), chevaux ailés (Antinoé), tigres séparés par un pyrée (Saint-Ktienne de Chinon), sont également des imitations byzantines de modèles sassanides.
Evolution du style. ■— On voit, par tous ces exemples, la vogue qu'avaient dans le monde byzantin les tissus persans, et on saisit les conséquences que devait avoir l'imitation de tous ces motifs décoratifs^. Les ouvriers byzantins ou syriens ne devaient pas inutilement s'inspirer de ces modèles, où à l'entente de la composition et du groupement, au sens du mouvement s'unissent tant de grandeur et de noblesse. De plus en plus ils devaient renoncera la libre souplesse du style pittoresque pour donner à leurs ouvrages la gravité du style monumental. Le principe de l'affrontement introduisait dans la composition une symétrie plus rigoureuse ; dans les étoffes à sujets relij,neux surtout, cette ordonnance plus sévère devint une règle presque constante. Un bel exemple s'en trouve dans un tissu du musée de
1. Forrer, Rôm. nnd byz. Seidenlexlilien, V, 2, et VII, 1 ; musée Grassi à Lci|>- /.ijç; Kaiser-Friedrich-Museum. \i* siècle environ. Lessing, loc.cil.^ livr. 11.
2. Cf. Strzyjfowaki, Seidenslo/fe a.ns Aegyplen. Chin&, Persien und Syrien in ihrer Wechselwirkang (JFK, XXIV, 190*3.)
BVOLtTION DV STYLE
Lyon, inonlranl, en décor polychrome sur fond de pourpre, un saint nimbé séparanL'deux combatUnLs. L'n singulier goût de réalisme,
ic do Cluny . tl'apriv
déjà apparent dans les portraits lissés sur les étoncs égyptiennes du iv° et du v' siècle ', persîslaitctse développait ilansceslisHUs imités de l'Orient, les figures tendant pourtant à se styliser et se déformant