‹ Manuel d'art byzantinChapitre 200 sur 309 · LES FRESQUES · texte numérisé non relu

LES FRESQUES

Ce n'est plus toutefois que par exception que l'art byzantin du xiv® siècle emploie la décoration des mosaïques à la parure des édifices sacrés. D'une part, dans l'empire appauvri, c'est là un luxe trop coûteux, auquel doivent renoncer la plupart des fondateurs d’églises, et d'autre part, aux tendances nouvelles d'un art par-

dessus tout épris de mouvement, de pittoresque et d'expression,

au besoin croissant qui s'y manifeste de finesse dans l'exécution, de délicatesse dans le coloris, il semble que la peinture à fresque se prête mieux, par les ressources plus abondantes et plus souples dont elle dispose. Une riche décoration de peintures murales couvre donc désormais, de haut en bas, les murailles des églises, et ces grands cycles décoratifs, qui s'échelonnent chronologiquement du commencement du xiv° siècle au milieu du xvi*, ont pour l'histoire de l'art un extraordinaire intérêt ?.

Mistra *. — Mistra en-particulier conserve des fresques remarquables, qui permettent de suivre pendant tout un siècle l’évolution de la peinture byzantine. Beaucoup d’entre elles malheureusement sont fort endommagées (Sainte-Sophie, Evangelistria). Des restes un peu plus importants se conservent à l’église des Saints-Théodores et à la Panagia du Brontocheion, où de grandes figures assez

effacées, encadrées par des revêtements de marbre, couvrent, avec des:

épisodes de la vie du Christ et de la Vierge, les murailles # : on y

Page 1