‹ Manuel d'art musulmanChapitre 120 sur 193 · C’est le mihrab · texte numérisé non relu

C’est le mihrab

319 ÉCOLE PÉRSANE .:

1g. 284 bis. — Détail d'une des voûtes de la mosquée bleue de Tauris, d'après Sarre (op. cil.).

le premier, ce sont des fleurons blancs à fond vert, et sur le second, des étoiles blanches à fond noir, et ces diverses couleurs frappent agréablement la vue... Du côté du midi de la mosquée, 1l y a deux grandes pierres blanches et transparentes que le soleil, quand :1l donne dessus, fait paraître rouges, et même quelque temps après qu'il est couvhé, on peut lire au travers par sa réverbération. Cette porle de pierre est une espèce d'albâtre et elle se trouve près de Tlauris. » |

Ce qui est assez particulier dans les plars des mosquées de Perse du xv° siècle, comme celle de Mir-Bouzourk! à Amol? par exemple, c'est le caractère massif du plan. Les voûtes sont peut-être hardies, mais seulement dans leur proportion proprement dite; l'épaisseur des murs * trahit l’inexpérience ou la prudence excessive des constructeurs; peu à peu cependant, ils deviendront plus hardis : le tombeau de Cheikh-Séfi à Ardébil nous le montrera ; comme nous le voyons par la figure 275, il y a déjà un progrès marqué sur les plans de la mosquée bleue de Tauris et sur celle de Mir-Bouzourk à Amol, mais 1l faut arriver à la fin du xvitet du xvn*siècle pour voir enfin, comme à la mosquée impériale d'Ispahan (fig. 290), les architectes persans posséder une habileté et une élégance absolument remarquables dans le tracé et l’exécution des plans.

Ces considérations ne sont que l'expression d'un sentiment particulier, et s'appuient sur un trop pelit nombre d'exemples connus pour pouvoir être considérées comme autre chose qu'une conjecture basée sur ce que nous savons actuellement de l'architecture persane au moyen âge. Pour émettre à ce sujet une théorie même élémentaire, 1l faudrait posséder un plus grand nombre de relevés d'édifices religieux de la Perse. [ faudrait aussi y joindre ceux des édifices publics et des palais anciens. Or sur ce dernier point, cette lacune ne sera pas facile à combler. Nous verrons plus

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