CONCLUSION
Le Septennaire. — Hypothèses. — Uranus et Neptune. — L'Apocalypse. — Le Tarot. — Le Sphinx. — Formule générale . — Aphorismes.
Désirant maintenir cet ouvrage dans des données scientifiques aussi sûres et précises que possible, j’ai laissé de côté la théorie des questions et des élections. Ce sont là des subtilités plus nuisibles qu’utiles à la science astrologique, au moins pour le moment. Les directions, les passages et les révolutions suffisent pour indiquer si un temps est propice ou non; vouloir aller plus loin actuellement, c’est se lancer dans l’inconnu et l’erreur.
Ce livre n’a du reste pas la prétention d’être un exposé complet de toutes les doctrines astrologiques. Comme son titre l’indique c’est un manuel, un résumé, un aidemémoire et rien de plus. L’auteur a suivi pas à pas Ptolémée dans ses Quatre livres du Jugement des Astres et son Centiloque , qui sont les ouvrages les plus anciens sur la matière.
Les personnes curieuses de pousser plus avant pourront lire avec fruit ces ouvrages, ceux de Junctin, Cardan, Scaliger, Rantzau, Morin de Yillefranche, Oger Ferrier, x\ntoine Villon, etc. etc.
Quoique ce livre ne soit pas un ouvrage de discussion, il faut examiner la grande objection moderne tirée du nombre des planètes.
ASTROLOGIE JUDICIAIRE
Los anciens basent les jugements astrologiques qu ils nous ont laissés sur l’existence de cinq planètes et deux luminaires, soit en tout sept astres errants.
Or, nous connaissons aujourd’hui neuf planètes y compris les luminaires, plus un anneau de petites planètes situées entre Mars et Jupiter. On soupçonne vaguement l’existence d’une planète au-delà de Neptune et d'une autre nommée Vulcain, entre Mercure et le soleil.
Comment faire coïncider la loi du septennaire avec ces nouvelles découvertes.
Voici une explication.
Les planètes télescopiques situées entre Mars et Jupiter sont les débris d’une grosse planète, Junon, détruite par une catastrophe sidérale, pouvant coïncider avec le déluge universel et l’inclinaison de Taxe de la terre qui avant, était droit (toujours d’après notre hypothèse).
La planète au-delà de Neptune existe, elle se nomme Pluton. La réalité de Vulcain est aussi admise.
Le système devient duodénaire, douze étant le nombre parfait, complet. A savoir: le soleil, Vulcain, Mercure, Vénus, la terre (avec la lune), Mars, Junon, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton.
Les planètes se groupent astrologiquement deux par deux, l’une bonne, l’autre mauvaise, Saturne et Uranus, cette dernière prenant en astrologie les bonnes qualités de Saturne.
Jupiter et Neptune qui correspond aux moins bonnes influences de Jupiter.
Mars et Pluton, cette dernière apportant les bons effets de Mars.
Vénus et Junon qui prend les mauvaises significations de Vénus.
Mercure et Vulcain, neutres tous les deux.
Le septennaire reste ainsi complet :
Uranus et Neptone
Le soleil, la lune et cinq groupes de deux planètes* contenant chacun les significations entières de l’astrologie.
Et alors, il faudrait admettre que toutes ces planètes étaient connues des très, très anciens Chaldéens; la vue des hommes s'étant affaiblie, les plus éloignées sont de-» venues invisibles. Mais les astrologues ayant conservé la notion des qualités bonnes et mauvaises, ont donné une nature double à chaque planète afin de remplacer celles dont la tradition meme était égarée. Chaque planète conservée ayant deux maisons, rien n’est plus simple que d’admettre que chez les Chaldéens, Uranus dominait au Capricorne et Saturne au Verseau; Neptune aux Poissons et Jupiter au Sagittaire ; Mars au Scorpion et Pluton au Bélier; Junon à la Balance (ou aux serres du Scorpion comme on appelait alors ce signe) et Vénus au Taureau ; Mercure à la Vierge et Vulcain aux Gémeaux.
En tous cas on voit l’usage qu’il faut faire d'Uranus et de Neptune dans les jugements astrologiques actuels.
Uranus est la douzième lame du tarot, où la forme meme du signe qui le représente est conservée: il signifie la mort par sacrifice volontaire, par devoir, qui élève ‘ l’âme. Neptune est la neuvième lame du tarot: la prudence, la circonspection, sans laquelle toutes les qualités deviennent inutiles.
On peut donner une autre explication:
Pour nous autres modestes habitants de la terre, le système planétaire se compose actuellement el depuis des siècles de sept planètes, le septennaire : Neptune, Uranus, Saturne, Jupiter, Mars, Vénus, Mercure, et des deux luminaires, le soleil et notre satellite la lune,
C’est le mystère qui nous est révélé dans l’x4pocalypse.
Les sept églises, les sept chandeliers d’or, les sept étoiles, les sept anges, les sept trompettes, les sept têtes de la bête à dix cornes, les sept coupes, sont sept formes
ASTROLOGIE JUDICIAIRE
diverses des sept étoiles. (Sept aspects astrologiques, 2 sextils, 2 carrés, 2 trigones, opposition).
Celui qui est assis sur le trône entouré d’un arc-enciel est le soleil qui éclaire et domine le monde.
L’Agneau c’est la lune qui agit et féconde.
Les vingt-quatre vieillards sont les douze signes et les douze maisons du zodiaque.
Les quatre animaux placés devant le trône: le lion, le bœuf, l’homme, l’aigle, forment les quatre termes du sphinx des anciens Egyptiens ; les yeux qui les remplissent de tous côtés, à l’extérieur et à l’intérieur sont la figure des innombrables étoiles fixes situées dans les signes de feu, de terre, d’air et d’eau.
L’épée a deux tranchants, le jour et la nuit, les bonnes et les mauvaises influences de la meme planète.
Les quatre chevaux de l’Apocalypse sont les éclipses et les comètes classées suivant leurs couleurs et leurs qualités.
Le cheval blanc, la victoire heureuse.
Le cheval roux, la guerre.
Le cheval noir, la famine.
Le cheval pâle, la mort, la peste.
La Jérusalem céleste, c’est le thème astrologique dressé en carré comme le faisaient les anciens et encore la plupart des modernes, avec trois portes ou maisons à l’orient, trois au midi, au couchant et au nord.
La correspondance des pierres précieuses indiquées dans l’Apocalypse est celle que les ouvrages anciens donnent aux douze signes du zodiaque.
On lit dans l’Apocalypse (ch. XII, v. 3): « Un grand dragon roux qui avait sept têtes et dix cornes et sept diadèmes sur ses sept têtes... »
Ces nombres sept et dix représentent les sept planètes connues des anciens et les dix que nous voyons au jour-
l’apocalypse 319
d’hui: le soleil, Mercure, Vénus, la Terre, la lune, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune.
Au même chapitre, versets 1 et 2 :
« Il parut un grand prodige dans le ciel : Une femme qui était environnée du soleil, qui avait la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles. Elle était grosse et elle criait comme étant en travail et sentant les douleurs de l’enfantement. »
Voici maintenant la description de la troisième lame du tarot, donnée par Christian dans son histoire de la magie : « L’arcane III est figuré par l’image d’une femme assise au centre d’un soleil rayonnant; elle est couronnée de douze étoiles et ses pieds reposent sur la lune. C’est la personnification de la fécondité universelle... »
Cette lame est appelée par les occultistes Isis-Uranie, on lui a donné plusieurs significations. En réalité, elle représente astrologiquement la planète la terre, dont elle porte encore le signe dans une main, sur les images si imparfaites du tarot ancien, qui sont venues jusqu’à nous.
Ces rapprochements on ne peut plus intéressants et qu’il serait facile de multiplier, montrent que la vision de St-Jean a été moulée par lui et probablement d’après la révélation divine, sur la science astrologique parfaite. L’Apocalypse est en vingt-deux chapitres qui répondent aux 22 arcanes majeurs du tarot.
Pousser plus loin cette étude sortirait du cadre de ce volume, c’est un travail qui remplirait un livre spécial. Mais je ne suis pas éloigné de croire que l’Apocalypse de St-Jean contient une communication nouvelle et céleste de la clef de toute la science astrologique, telle qu’elle avait été révélée aux très anciens patriarches. Que celui qui a des oreilles entende.
Ceci nous amène à dire un mot du tarot, auquel nous venons de faire allusion, et dont les lames ne sont que
ASTKOLOGIE JUDICIAIRE
l’alphabet, l’aide-mémoire astrologique. Les 22 grands arcanes sont les douze signes, les douze maisons et les dix planètes. Les 56 arcanes mineurs représentent les étoiles fixes, rangées dans les quatre termes du sphinx, selon leur nature astrologique, telle que nous l’a transmise Ptolémée.
Quatorze natures différentes en signes de feu, de terre, d’air et d’eau.
Les quatorze natures sont :
Saturne — Jupiter et Vénus — Mars — Mercure — Saturne et Jupiter — Saturne et Vénus — Saturne et Mars — Saturne et Mercure — Jupiter et Mars — Jupiter et Mercure — Mars et les luminaires — Mars et Vénus — Mars et Mercure — Vénus et Mercure —
Le Roi.
Dame.
Combattant.
l’Esclave, un.
deux, trois, quatre, cinq, six.
sept, huit, neuf, dix.
de Sceptres de Coupes de Glaives
de Sicles
Les signes de feu correspondent aux sceptres.
Les signes de terre correspondent aux coupes.
Les signes d’air correspondent aux glaives.
Les signes d’eau correspondent aux sicles.
Voici à titre de curiosité, quelle peut être l’identification astrologique des 22 grands arcanes du tarot.
La l re lame: le mage, représente le soleil.
La 2 e lame: la porte du sanctuaire occulte, représente la lune.
La 3e lame: Isis-Uranie, représente la terre.