‹ Manuel d'astrologie sphérique et judiciaireChapitre 93 sur 129 · DES ASCENDANTS ET DES COLLATÉRAUX · texte numérisé non relu

DES ASCENDANTS ET DES COLLATÉRAUX

traire au luminaire comme si Mars monte après le soleil et Saturne après la lune, cela indique en général une vie peu heureuse au père et à la mère. Il en est de même si les bénéfiques de même condition sont mal disposés.

Si la fortune © a quelque bon rapport avec ces planètes bénéfiques qui sont satellites des luminaires, l'enfant recueillera les biens du père ou de la mère suivant le luminaire. Si au contraire elle n’a aucun lien, ou si les rapports sont mauvais, ils n’auront pas de patrimoine ou il leur sera nuisible. On peut émettre le même jugement s’il n’y a pas de satellites ou s’ils sont maléfiques.

On peut aussi par le thème de la nativité de l’enfant recueillir quelques notions du temps que durera encore la vie du père et de la mère après la naissance.

Ce renseignement est principalement donné par l’aspect qui existe entre la planète et le luminaire qui signifient.

Le soleil et Saturne en conjonction sextile ou trigone et tous les deux en bons lieux dans le monde et dans le thème présagent longue vie au père. De même si Jupiter ou Vénus sont en bon aspect avec le soleil et Saturne.

Le contraire indique, non la mort du père, mais faible vie et nombreuses maladies. Surtout si Mars est satellite de Saturne ou du soleil.

Pour la mère il faut considérer l’aspect qui est entre la lune et Vénus. Puis leur situation par rapport à Saturne et à Mars pour les mauvais présages et à Jupiter pour les bons.

Si la nativité est diurne, il faudra observer plus particulièrement le soleil pour le père et Vénus pour la mère ; si au contraire*elle est nocturne, la plus grande importance sera donnée à Saturne et à la lune.

Pour le genre des maladies qui menacent le père ou la~" mère on peut considérer les signes où sont les planètes

ASTROLOGIE JUDICIAIRE

qui apportent ces menaces ; cependant tout ceci se connaîtra mieux par Jes thèmes particuliers du père ou de la mère.

Il serait facile de multiplier les citations d’aphorismes, mais cela conduirait plus à l’erreur qu’à la vérité ; il appartient à l’astrologue de juger par le mélange et la situation des planètes, en donnant le degré d’influence d’après le degré de puissance.

Ptolémée indique, dans ses Quatre livres du Jugement des Astres , un moyen d’étudier plus à fond ces prédictions particulières. Il suffit de prendre le lieu significateur de la question, de le faire ascendant et de construire le thème sur cette donnée. Si par exemple la nativité est diurne on calculera à quelle heure par le jour de la naissance de l’enfant, le soleil se lève et l'on construira un thème pour cette heure. S’il s’agit de la mère on prendra l’heure du lever du lieu de Vénus. La nativité de l’enfant étant nocturne on se servira de Saturne ou de la lune.

Cette méthode est applicable à tous les significateurs que nous indiquerons dans la suite.

J’ai montré le moyen de trouver cette heure, en donnant un exemple de la rectification de l’heure de naissance, le lecteur n’a qu’à s’y reporter.

Centiloque LXXXIX. — Les choses qui concernent l’aïeul il les faut tirer du septième lieu et du sixième celles qui regardent l’oncle paternel.

Des frères. — Pour acquérir une connaissance générale sur la condition des frères et, dit Ptolémée, qui ne veuille pas aller au delà de la possibilité, il faut considérer le lieu maternel (pour les frères nés d’une meme mère) Vénus pendant le jour et la lune pendant la nuit. On peut aussi regarder le MC qui est attribué à la mère.

Si ces lieux sont en signes féconds ou doubles, s’ils ont

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