Personnel ouvrier ne travaillant pas à domicile
(hommes, 588,248 704,229 liemmes, 115,981
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^.Personnel ouvrier travaillant a domicile, 118,717 , „„ „^q
•^ ' '' ' (temmes, 77,058.
(2) Il est encore une autre classification de moindre importance tirée de la destination des produits (Stuart Mill. Princip. d'éc. polit. Chap. II). On peut de la sorte distinguer :
I. Les indusiries préparatoires de consommation. Elles livrent des produits inachevés, propres à la consommation après qu'ils ont subi
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1. Les industries agricoles. (On peut y rattacher la pêche et la chasse). Telles sont la culture des céréales, l'élevage des bestiaux.
2. Les industries cxtractives, qui tirent de la nature des produits déjà tout formés par elle, p. e. des minerais, de la houille, du sel.
3. Les industries manufacturières, qui transforment les matières premières fournies par les deux précédentes, p. e. la filature, le tissage, l'imprimerie, la métallurgie.
4. L'industrie des transports, qui a pour objet la transmission des produits d'un lieu à un autre : navigation, chemins de fer, etc.
5. L'industrie commerciale qui concentre en un lieu les objets de consommation et les offre au public, p.e. les banques.
b. Légitimité de cette division.
Les industries ne méritent vraiment ce nom que si elles ajoutent de l'utilité aux choses sur lesquelles elles s'exercent, en d'autres termes si elles sont productives. Ce caractère de productivité a été dénié par quelques auteurs aux industries des transports et du commerce. Il suffit cependant de considérer le rôle qu'elles jouent dans la production pour voir combien cette assertion est peu fondée.
En effet, une industrie est productive quand elle
d'autres transformations, telles sont : la filature, le tissage, la meunerie, la culture du seigle, du iroment.
2. Les industries définitives de consommation, fournissant des produits achevés, qui sont propres à ctre consommés à titre de jouissance ou d'entretien personnels, p.e. l'industrie du bâtiment, la boulangerie, la taillerie.
3. Les industries auxiliaires, donnant des objets qui ne doivent pas servir directement à la consommation personnelle, p. e. la fabrication des outils, des machines.
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ajoute de l'utilité aux objets sur lesquels elle s'exerCe, Or, les objets sont plus utiles pour nous quand ils sont au lieu où les réclame la satisfaction de nos besoins. Mais, c'est l'industrie du transport qui leur communique cette utilité. L'industrie du transport est donc productive. Qui niera p. ex. que les sapins du Nord acquièrent une valeur plus grande par le fait d'être transportés dans un pays dépourvu de bois ?
Il en est de même du commerce. L'industrie commerciale opère un rapprochement moral entre la richesse et celui qui en a besoin. Or, ce rapprochement constitue une utilité plus grande. Tel est le cas du marchand en gros qui revend en détail. Sans le commerçant du village, pour ne prendre qu'un exemple, le villageois devrait aller s'approvisionner de toutes sortes d'épiceries, de vêtements, d'instruments de travail chez des fabricants divers, habitant peut-être à de fortes distances. Le commerçant, en lui épargnant ces déplacements et ces pertes de temps, ajoute aux objets qu'il vend, une nouvelle utilité.
c. Solidarité des industries.
Les différentes industries sont solidaires. L'objet sur lequel elles s'exercent le prouve suffisamment. Le commerce et l'industrie des transports n'ont de raison d'être que s'il y a des produits à échanger, à transporter. Ces produits sont fournis par l'agriculture, l'industrie extractive et manufacturière. Cette dernière, à son tour, suppose les deux premières : que serait le tissage, la filature sans l'industrie agricole ? A quoi serviraient les usines métallurgiques sans l'industrie extractive? D'un autre côté, comment
cultiver, extraire, sans outils ? Comment écouler les produits, sans l'industrie des transports et le commerce ? On pourrait multiplier ces exemples. Ils prouvent tous qu'une crise frappant une industrie, réagit indirectement sur les autres ; qu'on ne peut négliger une industrie dans un pays, sans l'exposer à voir les autres industries péricliter toutes, tôt ou tard ; qu'il est de l'intérêt d'un pays de maintenir une certaine proportion entre les industries, en favorisant néanmoins celle qui est à la base de tout le régime industriel : l'agriculture.
ART. II
L'Agriculture.