SIMON Q. DE POMPADOUR. M. CCCCC. XI
DE VILANDANUS.
Inédite. Legros. ^
Une cloche de la Règle portait cette inscription. Nous
ne INSCRIPnOISS du limousin. (xvi« sièclf.)
demandons un peu d'indulgence pour les inscriptions de ce genre , que nous avons encore à transcrire en assez grand nombre. Lors même qu'elles ne nous feront pas connaître quelques maîtres fondeurs inconnus, cessimpies dates pourront, à la longue et en se réunissant,
fournir la matière d'une appréciation qui aurait son înlèrét. S'il était établi que la plupart des cloches datent d'une certaine époque , ne pourrait-on pas induire de ce fail, en apparence si insignifiant , qu'il y eut alors un retour aux pratiques religieuses , retour qui avait sa traduction dans là restauration de Part catholique? Notre recueil est une déposition , et nous devions tenir à la faire complète. Après nous, d'autres tireront de ces matériaux un parti que nous n'avons môme pu entrevoir.
CI : GIST : NOBLE : HOMME MAITRE MARCTAL FORMIER LICENCIÉ EN DROIT CANON JADIS ABBÉ DE SAINCT JEHAN D ANGELY ET CHANOINE DK CÉANS ET MOURUT EN AIGE DE QUATRE-VINGT-DIS ANS , LE QUATORZIÈME JOUR DE MARS. MIL. CINQ. CENS. ET TREIZE. ANIMA EJUS REQUIESCAT IN PACE.
Église de SainNtinien.
Derrière le mattre autel de Téglise de Saint-Junien, au niveau du pavé et masquée en partie par le marchepied, est une grande dalle funéraire de cuivre, large de Iroi^ pieds quatre pouces , et longue de sept pieds. Elle e>t formée de trois feuilles de métal ajustées ensemble. Sur cette dalle est fissuré un prélat revêtu des ornements sa^'er-
(xvr SIÈCLE.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 284
dotaux , tenant une crosse et coiffé de la mitre. Il est disposé dans un cadre d'architecture en style gothique fleuri. Des statuettes nombreuses de saints sont distribuées dans cette niche. Tout ce travail est gravé d'un burin large et parfaitement maître de son effet. Les figures ont une grande élégance. Un trait habile rend avec bonheur mille détails de la plus grande richesse , et jusqu'à la broderie à ramages de la chasuble. L'inscription gravée à l'en tour a beaucoup d'élégance. Les majuscules sont en gothique rond; les minuscules en gothique carré s'épanouissent en fer de lance aux extrémités.
Cette /nagnifique dalle est peut-être le seul exemple conservé en France de ces nombreux tombeaux de cuivre qui formaient le sol de nos vieilles églises. L'Angleterre, mieux avisée, en a sauvé un bon nombre. Il est heureux que le seul exemple que nous possédions puisse soutenir avantageusement la comparaison avec ce que nos voisins ont de plus beau en ce genre. Il est vrai que celte dalle est l'œuvre de l'école d'orfèvrerie la plus habile du monde.
Martial Fermier, dont ce tombeau rectifie le nom mal écrit jusqu'à présent, fut un des bienfaiteurs de l'église de Saint-Junien On devait à ses libéralités une représentation de Notre-Seigneur au sépulcre, dont les débris très-remarquables sont encore conservés dans la cha~ pelle Saint-Martial de l'église de Saint-Junien. Seize grandes figures peintes et sculptées formaient celte composition.
«82 INSCRIPTIONS DU UMODSIN. (\TrsihLF
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