‹ Manuel d'épigraphie, suivi du recueil des inscriptions du LimousinChapitre 131 sur 172 · INVENTA CE BEAU MARBRE EN SON ROCHE-LA · texte numérisé non relu

INVENTA CE BEAU MARBRE EN SON ROCHE-LA

[BEILLE.

Celte prose rimée, répétée avec variante sur deux plaques de serpentine , se lisait dans le château , aujour d'hui ruiné , de la Roche-rAbeille. Cette inscription contenait deux erreurs : par ses veines , par le poli dont elle est susceptible, la serpentine a Tapparencc du marbi-e; mais sa composition l'éloigné de celte sorte de pierres. Les carrières de serpentine du Limousin ont été exploitées, par les Romains. A l'époque romane, elles oni donné leurs produits aux églises deSolignac, du Dorât. d'Uzerche, ctà vingt autres de la province ecclésiastique.

ixW SIÈCLE ) INSCMPTIONS DD LIMOUSIN. BIS

Tous CCS monuments en conservent encore des débris dont la mise en œuvre a cette date.

XVI* siècle (fia).

QVIT • MORS • SIT • TRIPLEX • ASOLLE •

TROPHEVM •

Le château de la Gosle-Mézières est une remarquable ronstrudion civile du temps d'Henri lY. Il est bâti sur un promontoire dont un étang assez considérable baigne le pied. Du côté de la terre, trois arcades donnent accès dans une cour intérieure. Au-dessus de Tarcade du centre est un marbre noir sur lequel est gravée cette inscription, en belles capitales romaines. Inscription et château , tout est évidemment de la même époque. On a tenté bien des fois d'interpréter ce texte. Plusieurs Pont fait en transformant le mot asolle en ces deux mots : a sole* C'était une erreur. Asolle est un nom propre. Quelques-uns l'interprètent ainsi : La mort, ô Asollus, t'élève un triple trophée. Ce serait une allusion aux trois arcades que surmonte l'inscription. Le château aurait été élevé à la suite d'un décès. Tout ceci n'est pas concluant; le champ des conjectures demeure ouvert.

(264) XTi« siècle. — (Date incertaine.)

. . . LECIA DVM VIR . . . .

JACQVES DA . .

Inédite. Château de la Payrière.

Selon une tradition accréditée dans ces derniers temps

344 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (x?i« siècll;

par des annonces qui ont retenti dans toute TEurope et par une société en commandite, quarante millions, ou quatorze selon d*autres plus modestes, auraient été cachés dans les souterrains du château de Lapayrière, au XIV* siècle. Ces ruines, placées dans une position pittoresque qui domine le cours de la Bram, ont aUiré notre attention. Nous n'y avons rien trouvé d'antérieur au XVI* siècle. Il n'y a pas une pierre qui accuse une époque moins moderne. Ce fragment d'inscription, gra\ê à Tentour d'une coquille , donnait sans doute le nom de l'auteur du château , Jacques d'Armagnac, et sa devise. Les C sont carres; c'est un exemple curieux de l'emploi de cette forme de caractère. Il s'explique ici par la dureté du granit qui a effrayé le ciseau du sculpteur.

ARREST EXTRAIT DES REGISTRES DE LA COUR Dl PARLEMENT DE BOURDEAUX , POUR FAIRE ENTRE TENIR LE SERVICE QUI SE FAIT AU PRÉSENT SÉ- PULCHRE , DONNÉ REQUÉRANS MESSIEURS LES CON- SULS ET BAILES DE LA PRAIRIE DU SÉPULCHHE, CONTRE MONSIEUR UABBÉ DE SAINT MARTIAL.

ENTRE MONSIEUR LÉONARD CLUSEAU , ABBÉ DK L'ABBAYE DE SAINT MARTIAL DE LIMOGES, APPE- LANT DU SÉNÉCHAL DE LIMOUSIN, OU SON LIEim:- NANT AU SIÈGE DUDIT LIMOGES, ET AUTREMENT, DÉFENDEUR D'UNE PART. ET JEAN COLIN , JKAN CHAMBINAUD, BOURGEOIS ET MARCHANDS DUDIT LI- MOGES, BAILES DE LA PRÉSENTE ANNÉE DE L^ CONFRÉRIE DU SÉPULCRE MONSIEUR SAINT MARTIAL

(xTi* SIÈCLE.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. S45

DE LA DITE VILLE APPELÉS , ET AUTREMENT , DE- MANDANT LINTERINEMENT DE CERTAINE REQUÊTE ET LES œNSULS INTERVENANS AUDIT PROCÈS , D- AUTRE. LOUIS DE RAMOND POUR LES BAYLES, DE FAYARD, POUR M* LÉONARD CLUSEAU, RIVERE POUR LES CONSULS DE LA VILLE DE LIMOGES. DESAIGUES PROCUREUR GÉNÉRAL DU ROI. DIT A ÉTÉ QUE LA COUR A MIS ET MET L'APPELJ, ET CE DONT A ÉTÉ APPELLE, AU NÉANT, ET AYANT ÉGARD A LA RE- QUÊTE PRESENTEE PAR LESDITS CONSULS ET BAILES DE LA VILLE DE LIMOGES; ENSEMBLE A LA REQUI- SITION FAITE PAR LE PROCUREUR GÉNÉRAL DU ROI , ORDONNE QUE DÉSORMAIS, APRÈS LE TEMPS EXPIRÉ DE CELUI QUI EST A PRÉSENT EN CHARGE, LABBÉ DUDIT LIMOGES ÉLIRA UNE PERSONNE ECCLESIAS- TIQUE SUFFISANTE ET CAPABLE , POUR EXERCER LA CHARGE CONCERNANT LE SÉPULCHRE ET RELIQUES DE S* MARTIAL, ET DE LAQUELLE PERSONNE LEDIT ABBÉ DE LIMOGES DEMEURERA RESPONSABLE, ET NÉANMOINS SE CHARGERA PAR INVENTAIRE, QUI SERA FAIT PAR LE COMMISSAIRE , QUI SUR CE SERA DÉPUTÉ, APPELLES LESDITS CONSULS ET BAILES, DESDITES RELIQUES,. ET AUTRES CHOSES EN DE- PENDANT , LESQUELLES RELIQUES IL BAILLERA PAR MÊME MOYEN EN GARDE A CELUI QU'IL POURVOIRA A LADITE CHARGE , LEQUEL CÉLÉBRERA , OU FERA CÉLÉBRER MESSE HAUTE A L'AUTEL DUDIT S' SÉ- PULCHRE, AVEC DIACRE ET SOUDIACRE : SAVOIR , AU TEMPS D'ÉTÉ , A QUATRE HEURES , ET AU TEMS D'HIVER, A CINQ HEURES DU MATIN. ET FERA MET- TRE SUR L'AUTEL, SELON L'ANCIENNE COUTUME, AU TEMS ORDONNÉ, LESDITES RELIQUES, ET Y EN- TRETIENDRA AUSSI CONTINUELLEMENT SEPT CHAN- DELLES DE CIRE ALLUMÉES. ET POUR CHACUN

516 INSCItll>TIONS DU LIMOUSIN. (xri* sitcu )

DEFAXrr DES CHOSES SUSDITES, PAR CELUI QUI AUJIA LADITE CHARGE, ET ADMINISTRATION, ENCOURRA LA PEINE DUN ECU, PORTÉE PAR LA SENTENCE Dt- DIT SENECHAL, QUI SERA LEVÉ SANS DÉLAI, ET EMPLOYÉ POUR L'ENTRETENEMENT DUDIT SERVICE, ET SUBSIDIAIREMENT SERA PRIS SUR LE REVENU DE LABBÉ, OU NE SEROIT POURVU PAR LEDIT ABBÉ, DANS HUITAINE APRÈS LA VACATION, DE PERSONNE IDOINE ET CAPABLE POUR LADITE CHARGE, EN CE CAS, PERMET AUXDITS CONSULS ET BAILES.

DÉLIRE ET NOMMER UN PRÊTRE DE LA CAPACITÉ ET SUFFISANCE REQUISE , POUR FAIRE LADITE CHARGE , QU'ILS REPRÉSENTERONT A L'EVÊQUE DIO- CÉSAIN, POUR ÊTRE APPROUVÉ PAR LUI, ET DONT LESDITS CONSULS ET BAILES REPONDRONT, SANS POUR L'AVENIR TIRER A CONSEQUENCE, ET SANS DEPENS DE LADITE APPELLATION.

FAIT A BOURDEAUX , AU PARLEMENT, LE 6 JOUR DU MOIS DE JUIN, 1598. SIGNÉ DE PONTAC A ETE EXÉCUTÉ LE PRÉSENT ARRÊT, PAR MONSIEUR DE JOYET, CONSEILLER DU ROI, ET COMMISSAIRE PAR LADITE COUR DÉPUTÉ, ET EZ PRESENCES DE MES- SIEURS LES GENS DU ROI, ET CONSULS DE LA PRE- SENTE VILLE, LE 28 FÉVRIER 1600. REQUERANS LES BAILES DE LADITE FRAIRIE.

Inédite. Legros.

L'église de l'abbaye de Saint-Marlial était formée de trois églises parallèles , communiquant ensemble , do dates diverses, mais fort anciennes toutes trois. Cette inscripUon , gravée sur cuivre , était placée à gauche de la porte de la basse église nommée Saint-Pierre-du- Sépulcre. L'office solennel que consacre cet arrêt a été

(xTii* SIÈCLE.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 317

fidèlemoit pratiqué jusqu'en 1790, époque de la suppression de l'abbaye.

LE m« JOUR DE MABS 1616 REBIËRE DICTE NEGRIERE, FEMME DE MAR" ROBY MUSNIER DES MOUUNS DU PONT SCT ESTIEN- NE, DECEDA, ET FCWDA EN L'E- GLISE DE CÉANS, UNE MESSE MATUTINALE , CÉLÉBRÉE TOUS LES JOURS DE DIMANCHE AU GRAND AUTEL A DIACRE ET SOULSDIACRE, AVEC UNE ABSO- LUTION GÉNÉRALE, SUR SON TOMBEAU, AU CIMITIÈRE DE LADICTE ESGLISE , POUR S- ON AME, ET DE SES PARENS ET AMIS. REQUIESCAT IN PAGE

AMEN

Inédite. Legros.

Le milieu du pont - golhique de Saint-Etienne , à Limoges, était occupé par une tour qu'on a démolie vers 1819. C'était la demeure d'un meunier dont les moulins appartenaient à la ville. La fondation faite par la femme d'un de ces meuniers aux droitt de la cité se lisait, avant la révolution, sur un cuivre, dans l'église de Saint-Domnolet.

(267) Êpitaphe de Piebbb Audebebt ,

SO

SIS INSCRIPTIONS DU LHIOCSTN. {tW siècle.;

e$emtir, Sr dw Frêneour, vUimteAal de

la basse Marclu , et capitaine ie emquantt

arquebusiers à cheval , pour le service du roy

PASSANT, ARESTE-TOY, REGARDE EN CETTE BIERRE CY REPOSE LE CORPS DU FRANCOURT GÉNÉREUX.

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