‹ Manuel d'épigraphie, suivi du recueil des inscriptions du LimousinChapitre 17 sur 172 · L. MOXIVS. F. VIVS D · texte numérisé non relu

L. MOXIVS. F. VIVS D

|Au musée de Limoges.

Aiix dieux Mdne$ et à la mémoire d'hier; Lvcius Moxm, ton filt , a dédié ce monument de $on vivant.

En 1840, par ordre de l'administration municipale de Limoges, une rue nouvelle fut percée sur remplacement de l'amphithéâtre romain. On trouva alors en dehors de la courbe des constructions antiques, au milieu de débris d'architecture et d'ossements d'animaux, une tombe d'une forme gissez rare. Un œuf colossal , allongé et posé par le petit bout âur un piédestal , en donnerait

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une idée assez exacte. M. Ardanl veut y voir une pomme de pin grossière « que les Romains sculptaient sur les » tombeaux , soit pour rappeler les pins et autres arbres »> résineux dont le bois servait aux bûchers des morts , » soit que cet arbre ait pu leur paraître Tarbre de la » douleur , parce qu'il semble verser des larmes en épanchant »> des gouttes abondantes d'un certain liquide quand il est » agité par le vent Borée. » (Bulletin de la Société d'agriculture de Limoges I xix, 28.)

Le nom à'Ixtrus parait barbare à M. Maurice Ardant^ et lui fait croire que le défunt était sans doute un gladiateur thrace d'origine. Il aurait trouvé sa sépulture au lieu témoin de ses combats, et sa cendre se serait mêlée à celle des animaux égorgés dans Tarène. — Les points de cette inscription sont triangulaires, ce qui est ordinai* rement un caractère des bonnesé poques , c'est-à-dire des i*' et iv siècles.

Celte sépulture romaine n'était pas la seule qu'abritât l'amphithéâtre de Limoges. On peut voir au musée de c^tte ville un vase de bronze provenant du même lieu. Ce vase, plein d'ossements brûlés et recouvert d'une rondelle de plomb, a été trouvé dans les substructions de cet édifice par H. Fayette, architecte du département de la Haute-Vienne.

Hauteur du cippe de Moxius, 2 pieds 5 pouces; diamètre du cône, 1 pied; largeur de la base, 1 pied 2 pouces.

(13) ...lAESV ORIGANl ONIS.

Rue des Âllois , à Limoges.

Nous avons trouvé des sépultures romaines à Tamphi-

m INSCRIPTIONS D€ LIMOUSIN.

théâtre et sur l'emplacement de Véglise Saint-Martial ; à la cathédrale et dans son voisinage , nous allons encore étudier trois tombeaux du même temps.

On croit lire l'inscription rapportée plus haut sur un cippe en forme de pyramide , engagé dans le pavé à Vextrémilé de la rue des Allois , près de la cathédrale. Une partie de Tinscription est probablement cachée sous le sol Au bout de la troisième ligne est figurée une feuille de lierre. Malgré la tournure inusitée de cette inscription inintelligible, le lierre» emblème delà douleur, et la présence des caractères romains, ont fait croire aux antiquaires que ce pourrait être une sépulture de Gaulois romornsé. Nous proposons une autre solution : le mot lAESY est précédé d'une mutilation de la pierre qui l'a rendu incomplet. A*tK>n bien lu lAESV d'ailleurs? Il nous semble reconnaître la fin du mot MANI6VS. L'I serait le dernier jambage de l'M mutile ; l'E serait une N. — Nous ne hasarderons une interprétation que lorsque la pierre déchaussée nous aura montré toutes ses faces.

TAN IVNIDVM. . . .

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