‹ Manuel d'épigraphie, suivi du recueil des inscriptions du LimousinChapitre 36 sur 172 · VASE P · texte numérisé non relu

VASE P

ITIS.

{scriniis.)

Le récit du chroniqueur se trouve parfaitement confirmé par l'exactitude des moindres détails de sa description. Il faut donc voir dans ce tombeau une^BUvre

(»l*8iteLB.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 459

biea authentique du commencement du xii* siècle. Cette date dérange un peu les systèmes qui reculent vers 1 1 50 l'avènement du roman fleuri. C'est un titre à ajouter à tous ceux qui rendent ce monument si remarquable. Notre ami Tabbé Ârbellot a publié, après nous, une excellente notice sur celte œuvre si intéressante.

(76) Vers 4445.

EOCE DEO GRATUS JACET : 10 RAMNULFUS HUMATUS PASTOR CONDIGNUS PIUS ABBAS VIRQ • BENIGNUS QUI FER TER DENOS VITE MODERAMINE PLENOS ANNOS REGNAVrr COMMISSOS REXIT AMAVIT :

MENSE SUB AUGUSTO MIGRAT DE CORPORE KISTO (sic)

vivrr ADHuc multus fama jam carne sepultus

PRO FAMULO CmSTI REQUIEM CANTATE MINISTRI (F. pi. XI , flg. 4.) Église de Lesterps.

Cette épitaphe est gravée sur une pierre calcaire teinte en noir, longue de plus de 5 pieds. Elle est engagée dans le mur nord de l'église aujourd'hui paroissiale de l'ancienne abbaye de Lesterps. Cette inscription n'a jamais été figurée. La Gallia Chrùtiana la donne d'une manière fautive. Il ne faut pas lire , au premier vers : latet, mais jaeet. Au cinquième vers, les bénédictins lisent : de corporef Chriito. Le monument porte kùtOy ce qui rend douteuse l'interprétation adoptée par eux : Ckristo vivit adhuc. Il se pourrait que le K du mot kisto ne fût qu'une sorte d'aspiration destinée à conserver la mesure du vers en s'opposant à l'élision de la dernière voyelle du mot corpore.

L'abbé Ramnulfe ou Ramnoux , dont il est ici question, fait acte d'autorité dans l'administration de l'abbave dès

140 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (ai* mtcLE.)

1113; son épitapbie nous apprend qu'il la gouvem» pendant trente années. C'est donc vers 1 143 qu'il faut placer son décès. C'est à peo près la date de Tinscription dont nous avons publié les deux premières lignes. Notre dessin ne donne qu'une idée bien insuffisante de l'élégance capricieuse de ces caractères , longs en moyenne d'un pouce et demi. Cette forme d'écriture appartient plutôt aux manuscrits qu'aux monuments , où elle se rencontre très-rarement. Dans les lettres tour à tour sèches , nues et serpentantes, on retrouve parfaitement le passage du roman au gothique. Ces traits redressant leur courbure d'un jambage à l'autre formeront les boucles du gothique arrondi.

(77) Après 4450.

ANNO AB INCARNATIONE .... DEDICAVIT .... IN HONOREM PLURIUM MARTIRUM.

Inédite. Abbaye d'Obasine.

Un édifice disposé comme l'abside d'une église romane y à deux étages solidement voûtés en pierre, s'élève à l'extrémité du transsept nord de l'église d'Obasine : c'est une construction i^omane simple et solide comme tous les bâtiments de cette abbaye. A l'étage inférieur, et au dedans, sous la corniche, court une bande peinte en noir. Cette inscription , en beaux caractères de transition , est peinte sur ce fond noir. Il y a trois ans , elle était partout lisible. Lorsque, les vacances dernières , nous avons voulu en faire un dessin fidèle , nous avons constaté ces lacunes dues aux bonnes intentions d'un balai maladroit; et, chose deux fois regrettable! les seules

(xn« SIÈCLE.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 444

particularités intéressantes , le nom et la date ont disparu. Voilà un vandalisme bien intelligent.

Après 4150.

(78) iEPLACEN \ PRIOR III ;

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