‹ Manuel d'épigraphie, suivi du recueil des inscriptions du LimousinChapitre 48 sur 172 · ORA PRO ME S. D · texte numérisé non relu

ORA PRO ME S. D

ACbamberet.

Une châsse émaillée de la fin du xii* siècle , conservée dans réglise de Gbamberel, renferme les reliques de saint Doucet {Dalcmimu$)j patron du lieu. Sur la toiture, une ciselure dorée et émaillée. représente Tensevelissement du saint. On lit ces mots sur un livre tenu par un des clercs qui assistent l'évêque. Nous ne les notons qu'à cause de la forme extraordinaire des lettres. C'est une sorte de cursive aiguë entièrement inusitée. C'est peut-être une addition postérieure à la châsse, qui est du XII* siècle.

HIE E VERÂ REMISSIO Hiee$tveraremi$$io.

Inédite. Au portail méridiooal de l'ancienne collégiale de

Saint-Trieix.

Le style gothique et le style roman se fondent d'une manière heureuse dans la belle église de Saint-Trieix. La porte méridionale en ogive est surmontée de fenêtres en plein cintre. Moulures et ornements des deux époques s'y mêlent de la même manière; tout y annonce la transition. Au-dessus de cette porte , une statue drapée d'un manteau à plis symétriques est assise et bénit. A Saint- Trieix^ on croit y reconnaître une statue de Charlemagne ; mais le nimbe croisé , les pieds nus , le costume et l'attitude prouvent que c'est une figure du Christ. Ces mots gravés sur le marchepied du siège le prouvent aussi. Dieu seul peut faire entendre ce consolant appel. Les lettres appartiennent à l'alphabet romain , à l'exception du C» qui est carré.

(m* SIÈCLE.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 465

(104) .... ATV^ SATRAPES

.... MORIBVS F . . .

(^. pi. Vil , flg. 2.) Inédite. Au musée de Limoges.

Ce reste dMnscription est gravé sur un fragment de tombe en serpentine verte, provenant de Tabbaye d'Userche. Il a été donné au musée de Limoges. Le nom de Satrapes qui s'y lit n'est pas commun. Le second A du même mot a une forme bizarre qui le rapproche de la minuscule. Ce fragment pourrait bien appartenir à une époque plus reculée » au xi* siècle au plus tôt.

xn* siècle (?).

MORIBUS ET VnA VERUS FUIT ISRAELITA

GAUZBERTUS, CUJUS CERNETUR HIC TUMULUS VOS, CHRISTiœLiB! SALVATOREM ROGITATE,

UT DET El REQUIEM , PERPETUUMQUE DIEM.

DICITE SIC CHRISTO : GAUZBERTUM, CHRISIE, ME-

(MENTO SANCrORUM NITIDIS CONSOCLARE CHORIS TECUM LiETETUR , TE, TE SINE FINE FRUATUR, PERSPECTA SPEŒ , MONADIS IN TRIADE. Dieu $eul

en trois personnes.

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