LATA ILLORUM PRECIBUS POXATUR IN ARCE BEATÂ
Inédite. Madaad.
Un cuivre gravé , placé au cloître des Jacobins de Limoges^ représentait Isabelle de Yentadour, accompagnée d'un évêque et entourée des frères prêcheurs vêtus de leur scapulaire et coiffés d'un grand capuchon. La première de ces deux inscriptions était gravée autour de la plaque; la seconde était ciselée au-dessous de la représentation des personnages.
HIC i JACET : G : DE : BELLOLOOO i
VICARl'^ •. S : ST . LEM ; ORGANISTA • VOCAT**
QIA : FUrr •: PCELLENS •: JN • CANTU : ORGANOR ET : OBIIT : XIJ : KL : APL • AN : DNJ : MCCLXXXJX
ÂJA i El' : REQUIESCAT \ JN : PAGE • AMEN ; DICAT i LEGENS : PRO i El** : AlA i^R • NR ; (^. pi. XVII.) Inédite. Cathédrale de Limoges.
La plupart de nos anciennes cathédrales possédaient, au moyen âge, des bénéfices réservés de fondation aux artistes dont l'œuvre devait concourir à la beauté du
498 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (»IP siècle )
culte divin. Des architectes, des sculpteurs^ des verriers, presque tous prêtres ou religieux^ preuaieut ainsi part à la manse commune. Cette inscription sauve la mémoire d'un de ces artistes modestes et du renom que lui valut son talent. Malgré les recherches de l'érudition moderne, il n'est pas facile d'apprécier à quelles conditions on était bon musicien vers le milieu du xiir siècle. Les instruments , et Torgue notamment , étaient d'une simplicité de disposition qui laissait tout à suppléer à Thabileté de l'exécutant. La grandeur simple et naïve des chants de œtte époque, l'exécution par masse et à l'unisson , le concours populaire et la succession des chœurs permettent cependant d'entrevoir des effets aussi remarquables que ceux des autres arts du même temps. Tous tes arts sont solidaires, et leur développement est parallèle sinon simultané* La beauté de l'architecture , de la sculpture et des vitraux du xiu* siècle prouveraient à priori la beauté des œuvres musicales.
(134) s. PETRUS
A Alleyrat
DE S. ESSENTIA, DE GETHSEMANI , DE PRiiSEPIO DM, DE CAMISIA BEATE MAREE, DE VERA CRUCE, DE CORPORE B. ANDREE, DE MAXILLA S. LAURENTII.
DE S. EGIDIO, DE S. G... DE BEATA MARIA MAGDA- LENE . DE S. CATARINA , DE VIRGINIBUS , DE CAPIL- LIS B. GEORGH , DE S. STEPHANO . CONF. MURETEN- SI, DE S. MARTINO, DE S. FRONT. DE SCA ALBINA.
A isle.
(xiii« SIÈCLE.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. IW
(136) TAOI
A Saint-Viance.
(137) se A CATARINA — S. SESATORÏS
A Saint-Aurélien de Limoges.
Les églises d'Alleyrat, dlsle, d'Obasine, de Saint- Sylvestre, Saint-Viance, Saint-Aurélien de Limoges et vingt autres, conservent des reliquaires du x|ii* siècle, gravés d'inscriptions émaillées ou sans émail. Il deviendrait trop dispendieux d'en donner des fac-timik. Ce sont d'ailleurs de simples indications destinées à faire connaître les saints dont ces monstrances gardent les ossements vénérés. En l'absence de dessins fidèles, l'épigraphie n'a donc rien à y apprendre ; et Dépendant ces pieuses litanies , même en dehors de l'intérêt spécial qu'elles offrent pour le culte des saints p ne sont pas dépourvues de toute valeur historique. La forme des caractères nous a aidé à dater des reliquaires d'âge douteux, notamment celui d'AlIeyrat, Les fleurons émaillés sur lesquels se relève en bosse l'image de saint Pierre sont bien du temps de saint Louis. A ce caractère près, on en douterait si l'inscription 5. Petru» n'était pas aussi nettement accusée, tant la façon romane persévère dans l'exécution des autres détails. C'est une observation que nous avons déjà eu occasion de faire dans le cours même de ce travail : l'orfèvrerie limousine au xiii" siècle est en retard sur les arts du nord de la France. Nous voulons dire que le gothique s'y montre plus tardivement. Les inscriptions nous ont permis de vérifier ce fait. Pour être jnsle, disons qu'il n'y a pas retard, mais persistance de la nationalité méridionale.
200 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (iiii* siècle >
La longue inscriplion Iranscrite sous le n"" 135 décore un reliquaire de Grandmont donné en 1790 à Téglisc dlsle.
Le mol inexpliqué taoi se Ht sur un phylactère tenu par une figure de l'apôtre saint Paul qui décore la belle châsse émaillée de saint Yiance. On lit l'autre inscriplion sur un reliquaire émaillé de la chapelle des bouchers à Limoges. Nous n^avons pas jugé utile de transcrire un plus grand nombre de ces inscriptions.
(138) RBQUIESCANT IN PAGE
Inédite. Au tombeau de saint Etienne d*0basine.
Sur la toiture du magnifique tombeau de saint Etienne à Obasine , un ciseau sans rival a figuré les deux familles bénédictines de Ctleaux et de Cluny au jour du jugement dernier. Les moines en sortant de la tombe forment une procession distribuée selon les rangs de la hiérarchie, et vont dans cet ordre présenter leurs hommages à l'Enfant Jésus et à sa divine mère. Il serait inopportun de donner ici une description plus détaillée de ce tombeau ; nous nous en référons à celle que publient les Annales archéologiques, et qu'accompagneront des planches très-fidèles. Mais cettecourte inscription présente quelques difficultés. Elle est gravée sur le couvercle d'un cercueil qui tient un moine à demi sorti du tombeau : les caractères ont la forme de l'écriture minuscule du xiv' siècle, écriture qui , vers 1360 , devient l'écriture exclusive des inscriptions. Or, le tombeau , par lornemeutationi par les lignes de son architecturOp par le style de ses sculptures, paraît appartenir à la belle école du xiii^ siècle. Tout peut se concilier, si Ton juge comme nous qu'elle a été tracée
(uif MtetB.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 904
après coup et à long intervalle de l'exécution du tom« beau. Les antres cercueils figurés par le sculpteur sont sans inscription. Et ces mots sont gravés avec une mollesse et une incorrection qui contrastent étrangement avec la fermeté du reste de la sculpture. Encore quelques années , et cette écriture qui fait ici une apparition prématurée va, en se régularisant, s'emparer de presque tous les monuments épigraphiques jusqu'au xvi* siècle.
ISTE BREUIS LOCUL' PATRU CAPIT OSSA DUOR QUOS MOR TITUL' AD CULMINA UEXIT HONOR
HOS dom' ARTIGIE PMOS HABUIT POSITORES
HII CAPUT ECCUE PMI Q FUERE PRIORES HOS CAPUT YTALIE : UENECIA SE GENUISSE
lACTAT Z HUIC PATE FLET PIGNORA TANTA DE-