DAM, QUE.M HIIS AB TENEBRIS BIS SENA LUX TRAXIT OC
(TCffîRIS, PROFFUIT HOC CHORO, PRO EO ROGATE EXORO.
Inédite. Legf^^»
A un pilier du sanctuaire de Saint-Pierre du Queyroix de Limoges était appendue une plaque de cuivre jaune, ciselée. Elle représentait un prêtre agenouillé devant rimage delà sainte Vierge. Ait-dessous étaient figurées
(srntcu.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 257
les armes du défont : d'ai^ent à une fasce d'or chaînée de deux yeux (je vois ). Une partie de la voûte du chœur étant de cette époque est due sans doute à la générosité de ce curé , proffuit Atiic ehoro.
EPITAPHIUM QUONDAM VENERABIUS VHU DOIONI
JOÂNNIS DE FONTE.
MORS , MORSU TAM TRISn QUID AGGREDI AUSA
(FUlSn E0CLB5IE E MONTE HUJUS DOMPNUM JOHANNEM DE
[FONTE LUMINES SETAS (!) MUNDUM, HIC NEC REUQUISIl
[SECUNDÛm THE0L06IAM IS EX PARTE SED JURA NOVIT UTRAM-
[QUE PRASULIS VICARIUS HAC IN ECCLE8IA PREBENDA-
(TUS HOC DURO SUB MANTELLO STAT ARCmPRESBITER
[DE GIMELLO HEU OCCUBUir FATO, MENSIS JUNII DIE QUARTO ANNO MILLESIMO QUADRINGENTO QUATER DUODENO PRO EO ORA PIA, GL0RI06A VIRGO MARIA.
inédite. L^ros.
Au pilier angulaire de la chapelle de Notre-Dame des Trois- Rois, dans la cathédrale de Limoges, était attachée une plaque de cuivre sur laquelle se lisait l'épitaphe que nous rapportons. La troisième ligne est de transcription douteuse et ne se traduit pas facilement dans ces termes.
258 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (xf sifer.LE.)
F. A. D. NOGfICH (1449) ou mieux ^ogen.
loédite. Chapelle Saint-Fiacre à Paulhac.
Sur le flanc méridional , mais à quelques pas d'intervalle de l'église de la commanderie de Paulhac, s'élève une élégante petite chapelle du xv"* siècle. La porte en accolade a les moulures et les ornements multipliés de cette époque. Les nervures de la voûte s'appuient sur des consoles formées par des anges tenant des écussons. Un texte de Nadaud nous apprend que c'était une vicairic fondée par frère Antoine de Nogerie. Nous avions, à première vue, daté tout cela du milieu du xv* siècle. L'inscription mutilée a perdu sa date. Nous en devons la connaissance à une transcription prise en temps utile par Nadaud vers 1 770 ; elle confirme entièrement notre conjecture. Nous sommes heureux d'avoir contribué au salul de ce petit édifice, en provoquant le rétablissement de sa toiture détruite depuis près d'un demi-siècle, sans que la voûte ail cédé sous les pluies diluviennes de notre ciel limousin. L'église adjacente est un édifice solide et élégant du milieu du xiir siècle. Elle faisait partie d'un château presque entièrement démoli. C'était l'apanage d'un chevalier de justice. Depuis peu de temps, grâce aux sollicitations d'une famille honorable, l'église de la commanderie est devenue l'église d'une paroisse nouvellement érigée.
(XT* siàCLB.) INSCRIRONS DU LIMOUSIN. a&9
ANNO MILLENO NOVIES L I SEMEL ESTA. REGINE. CRU FACTA- CAPELLA. FUIT QUAQ;. SEQUENS* TERN' MIRÂTER Ovumque tequent
termu tniranter.
PERFICrr- ANN'. PRINCIPIUM PREBET MAY'. FINE. QUE NOVEMBER
M COCC • L • l (F. pi. XXII.) Â Notre-Dame du pont Saint-Junien.
Près du pont de Saint-Junien est un pèlerinage célèbre à la sainle Vierge. Une slatue antérieure au gothique prouve que depuis longues années cette dévotion était établie çn ce lieu. Il est question d'un oratoire à la date de 1394. Pierre de Monlbrun^ évoque de Limoges, permit en 1451 de le reconstruire. Les travaux de construction furent achevés la troisième année. Le sanctuaire de la chapelle est de cette époque; aux conlre-forls , aux fenêtres et aux moulures, il est facile de reconnaître cette date. Louis XI avait une dévotion particulière à Notre- Dame du Pont; après y avoir fait plusieurs pèlerinages > en 1470 il donna douze cents écus pour l'agrandissement de cet oratoire. Grâce à cette libéralité, on a pu construire l'élégant édîGce dont la ville de Saint- Junien est fîère à si bon titre. Quatre piliers couverts de moulures soutiennent une voûte élancée qu'ils partagent ainsi ep neuf travées. Los auteurs de cette construction ont soudé fort habilement leur bâtisse au sanctuaire de 1451 . L'inscription qui donne la date de celle partie de l'édifice
260 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (iW siècle.
est à rentrée du sanctuaire à gauche. La boiserie d'un autel la masque en partie. On remarquera sur notre lithographie remploi des majuscules qui formaient récriture de la troisième époque (gothique arrondi). Vk du commencement 9 le Q de la troisième ligne , le premier P de prificipium et la date sont empruntés à cet alphabet. Tout le reste est gothique carré ( minuscule des manuscrits). Le gothique arrondi est donc ici réduit au rôle de capitale ou majuscule comme dans l'écriture des manuscrits.
LAÇARUS DE FRANCESCHI INCENSIT : FRANCISCHUS
piLOxus piNsrr
Inédite. Legros.
Ces signatures incorrectes, en lettres liées et entrelacées , se lisaient au-dessous d'une statue de la sainte Vierge, peinte et dorée, dans la chapelle de Sainte-Agathe de l'église de Saint-Hartiah
'E, t LAN M CCœ LX. I En.
loédite. Église de Treignac.
L'ancienne chapelle du château de Treignac , aujourd'hui église paroissiale , est formée de trois nefs parallèles fort basses. Les nervures prismatiques pénètrent dans des colonnes monocylindriques sa^s chapiteaux. L'inscription se lit au-dessus de la porte. Voici donc une architecture à date bien précise.
(xve 81ÈGLE.} INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. M4
ANNO DNTM CCCJC LX DIE VERO IIU MÎSiS AUGUSTI RE«- IN XPO PR ET DSS DNÎS MICHAEL EPS (Nicodie) î
pour Nieomidiê t OONSECRAVrr HOC ALTARE ET REOONDIDIT ï^TES
[REUQUIAS IN HONORE SU EUTROPU PONTIFIAS ET MARTIRIS.
Inédite. A Berneail.
Au mois d'août 1 846 , en démolissant l'autel de la chapelle Saint-Eutrope , située près de Berneuil (Haute- Vienne) , on a trouvé cette inscription placée près des reliques. Il est à regretter que le nom du siège épiscopal soit à peu près illisible.
MBORE LOYS DAUBUCON EVECQUE DE TULLE LAN M CÇXX: LXIX
Inédite.
Un petit ciboire de vermeil est orné de quatre petits reliefs figurant des prophètes. Sous le pied se lit l'inscription • Les caractères droits et inégaux sont mal gravés. Ce ciboire que nous avons découvert appartient aujourd'hui à Mgr Berteaud , évèque de Tulle.
ICI GYSr DESSOUBS CETTE GRANDE LAME DENISOT PRETRE, DIBU A GRAPPE SON AME,
362 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (x?« siècle.)
SUBTIL ORFÈVRE , SAGE VOS PAS AUTRE DE MEAUX EN LIEGE VRAYMENT FUT NATIF LEQUEL FONDA PAR TESTAMENT VOTIF LES MECREDI UNE MESSE EN VOTI EN CEITE EGLISE DE UANGE SAINT MICHEL ET QUE son DITE PAR CEUX DU COMMUNEL ET TRÉPASSA EZ FÊTES MAGDELAINE.
SON AME SOrr LASSUS AU CIEL AMÈNE MIL QUATRE CENT ET LX ET VERS DIX.