LUCE PETIT CLARA SUPEROS, JUUI DECLMA NO.W
QUiESO, JESU BONE, CUM SUPERIS SIT IN .«TTHERE
I TEa'M .
(x?« SIECLE.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 274
DEPRiECOR UT REDEAT SPIRITUS AD DOMINUM.
AMEN
Inédite. Nadaud.
Dans l'église des Jacobins de Limoges, du côté du cloître , était ûxée une plaque de cuivre sur laquelle se lisait cette inscription. Le graveur avait figuré audessous les armes des Boyol : d... à /a fasce d'or mmior^ tée d'un lion passant ; le bas de Vécu chargé de six besants , 3 , 2 et \. Il serait possible que cette épitaphe et la précédente s'appliquassent au même personnage.
A. D. M OCCC ONCTA
AnnoDomini 1498 oncta
NONAGS» VIII,
ou consecrala.
Inédite. A Sainl-Pardoux-Lavan.
L'église romane de Saint-Pardoux-Lavau a été refaite au XV* siècle I conformément à une ordonnance épîscopale de 1483. De cette époque date un collatéral ajouté au midi. Sa voûte est ornée de nervures polygonales qui pénètrent dans des colonnes cylindriques sans chapiteaux. Sur le clocher qui précède ce collatéral est cette inscription, en caractères en relief; elle nous donne le terme de cette restauratioui et nous fixe d'une manière positive sur le style de nos constructions au xv* siècle. Plusieurs centaines d'églises du Limousin, à la même époque, étaient reconstruites ou restaurées. Nous en avons la liste.
272 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (xt*$ièci£.:
DNS LEONARDUS ROMAÊti LICËN I DEC CAN^ AHN MONAST* FECIT FIERI ET FDDARE BINNOS CAPELLA IN
SEPULCM ANO M QINGENTESIMO.
Dominus LeonardiLS
Romaneti Licentiatùs in d^crelU
Canonicus Ahentensis monasterii
Fecil fieri et fundare
Binnos capellanos in
Sepulchrum anno millesimo
Quitigentesimo.
Inédite. Église d'Aymoutiers.
Une chapelle du xv* siècle, dans la remarquable église d'Ay mou tiers, était ornée d'une représentation îiKolre- Seigneur mis au tombeau; c'était ce qu'on appelait alor^ un sépulcre. Cette inscription nous apprend que le chanoine de Romanet avait fondé deux vicairies dans cettt' chapelle. Son écu, chargé d'un chevron qu'accompagnent trois écots, se voit encore près de l'inscription. Celle famille fut toujours généreuse. Le dauphin Charles étaiii né au mois de juin 1470, après le Te Deum chanlé ii Aymoutiers, on fit des feux de joie par toute la ville. Etienne Uomanet donna du pain et du vin à tous lt> venants, et mit des tables dans les rues. (Cs. Bon.. 111,721.)
<1T« siteLS.) . INâCKmiONS DD iJMOUSIN. S7S
(214) XV* siôcie.
ADEMARUS I)E RUPE CAVARDl,. ARCHIDIAœNUS DIVIONENSIS , DEDIT HOC OPUS DEO ET BEATO VIC- TURNIANp CONFESSORI, ANNO DOMINI M. CCœ.
Ce souvenir du pieux donateur Âdémar de Rochechouârl se lisait sur le pied d'un magnifique buste d'argent qui conservait le chef de saint Yicturnien, dans l'église de ce nom.
(215) xf* siècle.
LA œNFRÊRIE DE S. FIACRE FER FAR LOST JOYAU Inédite. Legros.
Un reliquaire en cuivre doré de l'église paroissiale de. Sainl-Pierre-durQueyroix de Limoges représentait saint Fiacre, patron des jardiniers. Sur le pied était gravée oette inscription , en langue romane. Un autre reliqiiaire daté , avec inscription en l^ngl^e romane , et de même facture , nous permet d'assigner à celui-ci pour date le commencement du xv* siècle. On voit que le français lutte ici avec l'idiome national, c'est-à-dire, la langue romane.
x?" siècle.
BERTA DE BENA, Inédite. Cliapelle Saint-AntoiDe.
Près de Felletin, sur la route de Crocq, s'élève l'église Saint-Antoine ; une chapelle seigneuriale soudée au
274 INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. (xrsificLE;
chœur ^ du côlé du midi, en est séparée par une clairevoie à jour élégamment taillée dans un granit rose. La chapelle, coiffée sur son angle d'une tourelle, a sa porte particulière que surmonte un blason chevaleresque. On lit au-dessus ces simples mots. Ce sont les armes et le nom de Berte de Bena , issue de la famille de la Borne, qui au xv* siècle épousa Barton de Montbas, père de révoque de Limoges du même nom. Nous somme heureux d'avoir aidé à restaurer ce gracieux petit édifice.
XV' siècle.
JL\IB.
Inédite. A Bonlien.
Dans la nef de l'église de Bonlieu est couchée une sta tue tumulaire d'abbé , grande comme nature^ mais due à un mauvais ciseau. Le défunt tient entre ses mains un écusson chargé de deux fasces et en chef de trois besants. Le lien auquel est suspendu cet écusson porte celle inscription ; Jinib ou Jinù. Ce nom ne convient a aucun des abbés de ce monastère. La voûte d'une chapelle du XV* siècle du château du Mazeau , à deux lieues delà, porte les mêmes armes , sommées d'une crosse. Cette indication pourra aider à trouver l'interprétation de ce mot.
xv*^ siècle.
P. BLALl.
Inédite. Abbave de Bonlieu.
Le sanctuaire en ruines de l'église de Bonlieu a un(
(iv« IIÉCIA.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 275
décoration peinte au xv^ siècle. Elle est formée d*uii réseau rouge , semé de fleurons et de chiffres pi.eux. Ces mots s'y trouvent aussi; est-ce le nom de Vaulenr de cette décoration ?
AVE REX JUDEOR. Judœomm.
{P". pi. XXIII.) Inédite.
Un reliquaire de cuivre jaune en forme de tour est gravé sur le pied d'une composition assez originale. Un dragon se replie en cercle , et sa gueule entr'ouverte va saisir la jambe d'un homme à demi nu , qui mord la queue du monstre. Autour, en caractères indécis , est transcrite l'inscription rapportée plus haut. Il résulte d'un procès-verbal renfermé dans la tourelle que les reliques conservées dans celle monslrance n'y ont été déposées qu'en 1818- Cette pièce, signée de M, Juge- Saint- Martin , curé de la paroisse de SaintJulien-le-Petit, propriétaire de ce reliquaire, ne nous fournit donc aucun éclaircissement. Les armoiries gravées sur le pied ont aussi une forme très-indécise. Notre dessin donnera du tout une idée assez exacte.
(220) xv« siècle. <
C'EST LA apRÉRIE • S. PSALME, ' Confrérie.
Inédite Église d'Aymoutiers.
La chapelle consacrée a saint Psalmet dans l'église d'Aymoutiers est décorée , comme tout le reste de Pédi-
276 INSCRIPTIONS DtJ LIMOUSIN. (if nàcLE.)
fice, de vitraux à personnages du xv* siècle. Au bas de ces vilres , les donateurs, hommes et femmes » sont âgenouillés'en deux groupes distincts et noml^eux. Celle signature répétée par deux fois nous apprend que ces vitres furent un don de la confrérie de saint Psalmel , établie dans cette église. Cette partie de Tédifice n'élail pas achevée en 1471 ; ces vitraux sont doiïc de la fin du xv^ siècle. Il est intéressant d'v étudier les costumes de celte époque.
(221) xv« siècle»
NE DESPERETIS VOS QUI PECCARE SOLETIS EXEMPLOQUE MEO VOS REPARATE DEO.
Inédite. Legres.
Derrière le maître autel de Téglise de Saint-Martial, une statue de sainte Madeleine portait un rollei sur lequel se lisait ce dystique.
(222) . XV* siccFc.
L (N ou q Inédite. AJabretfTes.
Une console, ornée de feuillages, supporte un écusson sur lequel sont sculptées , en relief, les lettres que nous venons de transcrire. Les caractères sontceux du gothique delà première époque (gothique arrondi); mais l'ornementation accuse le xv^ siècle. Les lettres sont dans un ordre beaucoup moins régulier que celui que nous avons
(xrsiteLB.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 277
dû adopter ; la typographie moderne ne se prête pas à rendre ces irrégularités. Plusieurs lettres sont aussi douteuses, malgré leur grande dimensimi.
(223) XV* siècle.
JÎÎG : S. LVP : SVB : XPM :, SONO : VENTOS ;
AVRASQVE : REPONO.
Ces caractères , environnés d'ornements el de feuillages, se lisaient, avant la révolution, sur une cloche de Tt^lise de Saint-Michel.
A Hézières, à Chamborel, à Pcyrilhac^ etc.^ on voit encore des cloches datées du xv* siècle.
XV* siècle.