Stiabon, I
234 HISTOIRE DE LA LITIÉKATDKE GUED^HE
ment dans ses Généalogies) faisait voloaliers parl«;r ses ptisonnages en style direct, et il cite quelques lignes d'un tli>- •cours de Céyx aux Héraclides. 11 n'y a rien là d'oraliMio, bien entendu : cela ressemble plutôt aux entretiens .!.• Tépopée. Mais il est curieux de voir ainsi la chroni(|ih. s'animer et les discours apparaître dans le récit historiqu»*, où ils tiendront plus tard une si grande place.
Apns Hécatée, il suflit de mentionner rapidement huis <iutres logograplies qui paraissent avoir vécu un peu aviiiil Hérodote : — Pliérécyde de Léros, auteur de (iéncalo'jlrs •dans le genre de celles d'Hécaléc ; — Cliaion de Lani|>saque, qui avait composé divers écrits, entre autres des Annales de Lampsaqitc (^Qcoi Aat|x}axr,vfrr/ dont nous poss»'- <lons quelques fragments curieux ; — puis Xanthos d-' Lydie, dont les liécits lydiens (A-joiaxat^ suivant Kpliore, oiil beaucoup servi à Hérodote. — Les indications des aïK 'niiv et les fragmiMils nous font voir (|ue tous ces écrivain- Avaient à peu près la même méthode et le même genre •!•• qualités ou de défauts : un style simple, aisé ; de l'agi» ment dans les narrations, «jui avaient souvent un air l»' <:ontes populaires ou de petits romans ; des information^ assez étendues et fort peu de critique, malgré un certain progrès de la réllexion.
Nous arrivons ainsi à l'époque même d'Hérodote, «ii apparaissent encore deux logogra[»lies dignes d'un s<mi\.nir. — Le premier est Hellanicos de Mitylène, cilé pir Thucydide pour son Histoire attique 'Attixt, ÇuYTPr^ * • •C'était son ouvrage le plus important. 11 prenait sans dniii. Thistoire d'Athènes aux origines et la conduisait jus(|n;i Tépocfue contemporaine : il parlait (juelque part de la 1* taille des Arginuses 406). Thucydide le mentionne à |>r«»p de la partie de son livre qui traitait de l'intervalle enfiles guerres médiques et la guerre du Péloponnèse: il !"' reproche de manquer de précision dans sa chronoloiii''.