Entre autres I, 32; III, 40; VII
3. S. Hoekstra Bz., De wangunst der goden op het geluk ook der rechtvaardigen (Kon. Ak, AmsL, 1883).
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s'occuper d'influences divines. Pour lui les oracles (xp^i^thloi) étaient souvent trompeurs et ne s'accomplissaient que par accident ^ Cependant il voulait qu'on respectât les choses divines ; il blâmait ceux qui s'attaquaient aux Upd et aux 8<yia, et raconte avec horreur comment, à la suite de la peste d'Athènes, les liens moraux se déchirant, on méprisa même le droit des morts; se lamentant sur les troubles des guerres civiles, il se plaint qu'on n'y respectât même plus la sainteté du serment*.
Euripide (480-406) fut le véritable représentant de l'époque des sophistes. Homme d'une instruction étendue, il connaissait à fond la littérature ; disciple d'Anaxagore, ami de Socrate, il avait subi l'influence des mystiques aussi bien que celle des sophistes. Mais il ne nous présente pas une conception philosophique du monde, ce qui le préoccupe, c'est le problème de la vie, l'énigme de la destinée humaine qu'il n'arrive pas à résoudre. Euripide ne s'inquiétait plus de la théodicée, telle que Eschyle et Sophocle l'avaient comprise, il avait perdu la croyance, ou plutôt il essayait vainement d'arriver à voir les choses d'un biais qui le satisfit. Ces efforts trahissaient encore une sorte de foi. Il ne faut pas regarder Euripide comme un rationaliste vulgaire, il possédait a cette incrédulité qui est de la foi qui doute » (Mommsen). Les tragédies d'Euripide sont pleines de reproches et de plaintes contre les dieux. Les dieux y jouent souvent un rôle honteux : Aphrodite ruine sans pitié le pieux adolescent Hippolyte qu'Artémis ne peut sauver; Héra souffle la folie à Héraklès qui tue ses propres enfants; Apollon abandonne lâchement Creuse et son ûls Ion; c'est par esprit de vengeance qu'il souffre que Néoptolème soit égorgé, à Delphes, auprès de son propre autel où il s'est réfugié en suppliant (dans Andromaque). Ce qu'il y a ici de remarquable, c'est de voir le poète mettre tant de passion dans ses attaques. Cette émotion ne peut s'expliquer que par le vif besoin d'une foi nouvelle. Euripide demande une providence divine, qui règle le sort des humains, et une justice divine qui l'explique : mais dans le monde il trouve le contraire. C'est pourquoi il accable de ses traits les plus acérés les dieux qui commettent des actions honteuses, frappent sans pitié leurs adversaires, savourant le plaisir de la vengeance, laissent les innocents souffrir et le malheur s'accumuler sur quelques têtes. 11 suffit de rappeler ici l'invective du Bellérophon : « La force seule règne au monde et la piété ne sert à rien, la vieille croyance aux dieux est devenue une folie » :
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Nous mesurons la profondeur de ses besoins à la vigueur de sa négation. Sans doute il ne pouvait pas jeter les fondements d'un nouvel édifice. Il doutait quelquefois de la mantique, il dit que les songes sont trompeurs et que les meilleurs devins sont ceux à qui leur esprit aiguisé permet de mieux deviner l'avenir.