‹ Manuel d'histoire littéraire [microforme]Chapitre 9 sur 95 · FA · texte numérisé non relu

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j | Poëêtes lyriques de l’époque héroïque (1270-6594 av. J.-0.)

ji AROHILOQUE, qui fleurit dans la seconde moitié du

| huitième siècle avant J. C., est l'Homère de la

poésie lyrique. Les anciens admiraient surtout son hymne en l'honneur d'Hercule. Il ne nous reste de ses poésies que de courts fragments. | Aï0É5 composa des odes. et des hymnes pleins de | sentiments guerriers.

| SAPHO excita l'admiration des anciens par ses odes et ses élégies. Il ne nous reste de cette femme | célèbre qu’une ode qui justifie sa gloire litté-

‘ raire.

TyrTÉE composa des hymnes guerriers que les Spartiates chantaient en ainarchant à l'ennemi ; on n’en a conservé qu’un fragment, mais il en reste

| plusieurs des élégies par lesquelles il excitait

| leur valeur.

STÉSICHORE, que l’on considère comme l'inventeur des chœurs, chanta des hymnes en l'honneur des dieux, et ‘les odes à la gloire des héros. Ces poésies ne nous sont connnes que par quelques fragments. (1) °

ALOMAN, MIMNERME et TERPANDRE peuvent aussi être cités parmi les poètes lyriques qui précédèrent Pindre et qui sont restés célèbres à divers titres. Ils nous sont connus plutôt par le témoignage des anciens que par leurs œuvres qui sont presque toutes perdues.

ni (1) Stésromons est rangé lusieurs auteurs au nombre des tes AU du Biècie à de Périclès. Ed us

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POÉSIE L'YRIQUE 39

Poètes lyriques de l'époque athénienne (594-336 av. J.-C.) (Voir siècle de Périclès, p. 5).

Poètes lyriques de l’époque alexandrine (336-146 av. J.-0.)

CALLIMAQUE, qui fleurit à Alexandrie, a laissé des hymnes dont le meilleur est l'Hymne à Cérès.

CLÉANTHE, philosophe stoicien, s'est acquis une grande renommée par son Hymne à Jupiter.

Poètes lyriques de l’époque byzantine (336-1453 de J.-C)

ProoLus, philosophe de l’école d'Alexandrie, a composé plusieurs hymnes, où l’on trouve de l'inspiration.

S. GRÉGOIRE De NaAzIANze a écrit de remarquables poèmes sacrés dont plusieurs rentrent dans le genre lyrique (V. p. 19).

SYNESIUS, évêque de Ptolémaïs, a laissé dix hymnes qui sont des pièces lyriques de mérite (V. p. 19).

JosèPHE, surnommé l’Hymnographe, a composé des

chants lyriques pour chacune des fêtes de la sainte Vierge.

Littérature latine.

Poëtes lyriques de la troisième époque (44 av. J.-C. 14 ap. J.-C.) Voir siècle d' Auguste, p. 10.

Poètes lyriques do la quatrième époque (139-476 de J.-0.)

La poésie lyrique à cette époque est représentée par des poètes chrétiens, parmi lesquels il faut citer :

S. AMBRoIsE, archevêque de Milan, qui composa les premières hymnes de la liturgie latine.

PRUDENCE qui chanta les mystères et célébra dans des odes triomphales les couronnes des martyrs.

On peut citer parmi ses principaux poèmes : celui contre Symmaque, la Psychomachie (cor bats intérieurs de l’âme humaine), et ses strophes sur les saints Innocents.

On a vu, dans l'aperçu de l’histoire de la poésie latine (p. 34), que la littérature latine proprement dite cessa d'exister en 476 ; mais la langue ne disparut pas avec l'empire, elle se perpétua parmi les populations. Pendant l'enfance des langues modernes et jusqu'à l’époque de la Renaissance, le latin fut presque exclusivement la langue des littérateurs et des savants. Nous rencontrerons encore dans plusieurs genres, à cette époque, des noms qui méritent de figurer dans l’histoire des lettres.

Forrunar qui fut, croit-on, évêque de Poitiers, a laissé des hymnes religieuses, entre autres le

Vexilla regis.

Saint Hiaire de Poitiers, saint GRÉGOIRE LE GRAND, saint BERNARD, saint THoMas D’AQuin, le franciscain JACOPONE, etc., ont composé des hymnes et des proses que l'Eglise a adoptées, et auxquelles le paganisme ne peut rien opposer d’égal. (1)

Littérature française.

Poètes lyriques du moyen âge:

Les premiers essais de poésie lyri ue sont surtout l'œuvre des troubadours, poètes du midi de la France.

(1) Ces hymnes n'ont ut toujours la mesure des vers latins ; plusieurs, quoique écrites en latin, sont mesurées et rimées à 1a façon des vers modernes : ces dernières s'appellent séquences ou proses.

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