SALAMANDRES
Les Salamandres ( Salamandra , Laur.) étaient placées par Linné avec les Lézards, mais elles en diffèrent notablement : on peut les définir des Grenouilles qui ont subi une partie de leurs i métamorphoses dans l’œuf, mais qui gardent toujours leur queue, i qui est arrondie. Leurs vertèbres ont le corps convexo-concavet i tandis qu’il est concavo-convexe chez les Grenouilles.
La Salamandre maculée ( Salamandra mandata, Laur.), vul- ] gairement Salamandre terrestre, se reconnaît facilement à son i| corps noir tacheté de jaune en dessus et de rose en dessous, â i ses petites dents palatines, aux glandes situées de chaque côté ! de la tête. Elle est ovovivipare, c’est-à-dire que ses pelilséclosent
dans l’oviducte; lorsqu’ils eu sortent, ils ont encore leurs branchies, une queue comprimée, mais les quatre pattes existent déjà. Bien que la Salamandre maculée vive ordinairement à t terre, dans les bois, les endroits humides, les femelles vont déposer dans l’eau leurs petits, à mesure qu’ils naissent. A l’âge adulte, ces animaux n’ont guère que 8 à 10 centimètres de longueur. 11 n’est sorte d’erreurs qui n’aient été débitées sur leur compte. Les expériences de MM. Cloez, Gratiolet, Vulpian, ont démontré que l’humeur sécrétée par les glandules du cou et celles de la peau ont un effet analogue à celle du Crapaud; elle agit surtout lorsqu’elle est introduite dans le sang, elle détermine des convulsions; mais elle est sans action sur les Salamandres, de môme que le venin des Crapauds n’agit pas sur les Crapauds (Vulpian). On trouve en Corse et en Sardaigne la Salamandre corse, en Piémont, en Suisse, la Salamandre noire, etc., etc., qui ont des propriétés analogues à celles de la Salamandre maculée.