LAR1NS
Les Larens sont des Coléoptères dont tous les tarses ont quatre articles; ils sont, par conséquent, rangés dans la division des Trétramères. Leur tête, prolongée en trompe ou bec, les a fait placer dans la subdivision ou famille des Rhynchophores. Les antennes sont géniculées, en massue; le bec est cylindrique elles elytres presque ovales. Plusieurs, tels que le Larin de l’Artichaut, les Larins maculé, ocré, etc., habitent la France. Le plus i important à connaître est IcLaiun svwujcueux (Larinus subrugosus, Chevrol, nidificans, Guib.), qui vit en Perse, en Syrie; c’est lui qui produit la coque connue sous le nom de Trehala ou Tricalct.
Les Tréiiala ont la forme de ces grosses dragées connues sous le nom de pralines; la surface extérieure est mamelonnée très-irregulièrement. Tandis que le centre du bonbon est oe-
(t) P. Gcrvnis et van Bcneilen, Zool. médicale, vol. T, p. 340 ; Guérir), /leurre ci ma3. de zool., 1851 , p. 00, et 1855, p. 342: id., Comptes rendus hebd. t. XL, 18a5, p. 1374, etc.
UOCQUll.LOX.
cupée par une amande, celui du Tréhala est une cavité occupée par le Larin. La coque est appliquée sur des rameaux d 'Êcliinops (Dec.), plante de la famille des Composées; elle est aplatie sur sa surface adhérente et présente en cet endroit une fente, et souvent, au sommet, un trou qui indique la sortie de l’animal. C’est à l’état de larve que le Larin fabrique sa coque aux dépens du végétal qui le nourrit; il s’y enferme pour y passer les états de larve et de nymphe, et en sort lorsqu’il est arrivé à l’étal adulte. Plusieurs naturalistes citent comme ayant les mêmes instincts, le Larinus onopordinis, qui vit sur l’Onoporde.
C’est à tort qu’on a cru que les Tréhala ou Tricala venaient de la ville du même nom en Thessalie; on les recueille dans le désert, entre Alep et Bagdad; Constantinople en est l’entrepôt.
Mis dans l’eau, le Tréhala se gonfle, se dissout très-incomplélement et donne un mucilage abondant. 11 a une saveur sucrée, contient une fécule toute particulière qui se colore par l’iode en bleu foncé ou rouge vineux. Il renferme un sucre cristallin reconnu par M. Berthelot, et que ce savant chimiste a appelé tré-J I halose. Outre ces principes contenus dans la coque, il en est d’autres fournis par l’animal lui-même. Les Turcs pensent que le Tréhala est meilleur lorsqu’il contient le Larin; aussi a-t-on grand soin de récolter la coque avant la sortie de l’Insecte. En Syrie, en Turquie, en Perse, on l’emploie dans les bronchites catarrhales, :T la dose de 15 grammes pour un litre d’eau.
EUMOLPES.
L’Eumolpe de la Vigne (de ety-tX™?, harmonieux) est un Insecte coléoptère, connu aux environs de Paris et en Champagne sous le nom de Gribouri. 11 est noir, dépourvu de poils; ses élytres sont d’un jaune fauve. A l’état de larve, comme à l’étal d’insecte parfait, il fait h la vigne de grands ravages. Il se tient ordinairement sur la face inférieure de la feuille qu'il perce de mille trous. Les jeunes pousses, les pédoncules du raisin ne sont pas h l’abri de sa voracité,