‹ Manuel d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 71 sur 155 · INSECTES. — TAONS · texte numérisé non relu

INSECTES. — TAONS

appuie ce bouton à l’endroit choisi, puis, abaissant la tête vers cet endroit, il force à pénétrer dans les chairs les stylets rigides qui glissent sur le boulon de la gaine, comme sur une sonde cannelée. Quant à la gaine, elle ne s’enfonce pas, parce qu’elle est formée de substance molle; elle se coude pendant la succion pour reprendre la ligne droite après l’opération (1). Le Cousin ne fait pas qu’une simple piqûre, il dépose aussi dans la plaie une salive irritante qui produit une rougeur plus ou moins vive, un gonflement et des démangeaisons insupportables.

On a vu des personnes tellement tourmentées par ces démangeaisons, qu’elles se frottaient, se grattaient avec force et déteri minaient, par ce moyen, des écorchures considérables.

Les lotions d’eau vinaigrée, d’ammoniaque liquide, ont été conseillées comme traitement.

Les Cousins communs déposent ordinairement leurs œufs à la surface de l’eau, mais il n’est pas rare de surprendre les femelles accomplissant leur ponte dans les appartements. Toutes ; les métamorphoses s’exécutent en moins d’un mois, et il se fait plusieurs générations dans une même année.

D’autres espèces de Cousins vivent en France, mais les plus i malfaisantes de toutes, celles qui sont vraiment dangereuses, habitent les pays chauds. On les connaît sous les noms ûeMaringouins, de Moustiques. Ces Insectes sont si nombreux et si acharnés, que les gens du pays sont obligés dp passer les nuits protégés par une enveloppe à mailles serrées appelée moustiquaire.

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