‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 110 sur 524 · BERBÉRIDÉES · texte numérisé non relu

BERBÉRIDÉES

Les Bf.rbéridées ( Berberideœ , Vent.) comprennent des herbes et des arbrisseaux il fleurs hermaphrodites et à réceptacle coni vexe. Le périanthe est représenté par plusieurs verticilles de deux ou trois folioles, formant souvent un double calice et une double corolle; elles sont disposées en préfloraison imbriquée. L’androcée est ordinairement représenté par autant d’étamines qu’il y a de folioles au calice ; ces étamines ont les filets libres ; les anthères sont biloculaires et ont une déhiscence le plus souvent l valvicide. Le gynécée est représenté par un carpelle unique, unik loculaire, pluriovulé ; le placenta est basilaire ou pariétal, placé, dans ce dernier cas, sur la suture ventrale; les ovules sont i ascendants, anatropes, à micropyle inférieur et externe. Les fruits sont charnus ou secs. Les graines renferment un albumen abondant entourant l’embryon. Les Berbéridées habitent les deux continents; leurs feuilles sont simples ou composées, munies de stipules latérales caduques. La plupart contiennent dans leurs B parties herbacées et dans leur fruit une forte proportion d’acide ,i malique.

BERBERIS.

Le genre Berberis ( Berberis , I,.) renferme des plantes dont les fleurs ont un périanthe de quatre verticilles de chacun trois folioles alternes, formant un double calice et une double corolle ; les folioles de la corolle sont munies de deux glandes à la base. Les étamines sont au nombre de six, et superposées aux folioles du calice; leurs filets sont simples, doués de sensibilité; les anthères sont terminales, biloculaires, ;i déhiscence latérale et valvicide. L’ovaire est fusiforme, surmonté d’un style creux, court, terminé par une large plaque stigmatifère percée d’un trou central; il contient quatre ou cinq ovules insérés sur un placenta à la fois basilaire et pariétal. Le fruit eslmne baie. Les Berberis

774 DiCOTYLÉDONÉES.

sont des arbrisseaux dont les premières feuilles se transforment en une épine unique ou à trois branches, et portent ordinairement à leur aisselle de courts rameaux ; les feuilles ordinaires sont simples, alternes. Les inflorescences sont axillaires et consistent en grappes; chaque fleur est à l’aisselle d’une bractée.

Le Berberis commun [B. vulgaris, L.) ou Épine-vinette, Vinettier, croit dans les bois, les haies, formant des buissons. Les feuilles sont simples, oblongues, ovales, ciliées ou dentées, groupées sur un court rameau. Les épines sont trifurquées. Les fleurs sont jaunes, les baies rouges. Les baies doivent à l’acide qu’elles contiennent d’être employées comme rafraîchissantes dans les maux de gorge, les inflammations de l’intestin ; on en fait. du

Fig. 322. — Pétale de Berberis commun.

Fig. 323. — Étamine de Berberis au moment de la déhiscence.

Fig. 324. — Coupe verticale et latérale d'un ovaire de Berberis.

sirop, des gelées, un vin aigrelet. L’écorce de la tige et particulièrement celle de la racine contiennent une forte proportion de berbérine qui rend ces parties fébrifuges; on les a employées comme vermifuges; elles fournissent une teinture jaune estimée qui a été longtemps employée contre l’ictère. Les jeunes feuilles sont légèrement acides, astringentes, et sont employées encore contre les gingivites.

Plusieurs autres espèces de Berberis sont recherchées pour les bois de teinture qu’elles fournissent. Ce sont le Berberis artsté [B. aristata, DC.) qui est originaire du Ncpaul ; le Berberis glauque [B. glauca DC.) originaire d’Afrique? le Berberis jaune [B. lutea, Buiz et Pav.) originaire du Pérou; le Berberis df. Crète, a feuilles de buis, est l’ancien Lycium de Diosroride.

Page 1