CHÉLIDOINE
Le genre Chélidoine ( Chelidonium, Tourn. ) comprend des herbes qu’on trouve dans toutes les contrées tempérées. Le calice, très-caduc, est formé de deux sépales. La corolle est , composée de quatre pétales sur deux verticilles, chiffonnés et enroulés avant l’épanouissement. Les étamines sont très-nom- . ) breuses. L’ovaire est allongé, atténué en un style court qui se ( termine par deux lobes stigmatifères. Les ovules sont dressés, « 1 anatl'opes, ii micropyle externe, sur deux séries, attachés à deux J placentas pariétaux superposés aux sépales. Le fruit est une
I, sdique qui s’ouvre en deux valves laissant entre elles les cordons j placentaires portant les graines. Ces graines ont une ariile du
J, aPhé (strophiole). La lige des Chélidoiues est très-rameuse; les
BOCQUII.LON. hk
inflorescences sont des cymes unipares qui simulent des ombelles.
La Chélidoine éclaire ( C. majus j L.) ou Éclaire, grande Eclaire, Herbe aux verrues, Herbe aux boucs, Herbe de l’Hirondelle, Felouque, croît sur les vieux murs, les décombres, dans les haies. C’est une plante vivace qui fleurit (l’Avril à Septembre. Les fleurs sont jaunes. Les feuilles sont molles, glauques en dessous,
Eiu. 328. — Diagramme de la Heur de Clièlidoiae.
piunatiséquées. La tige porte des poils mous, articulés. Les graines sont olivâtres. Lorsqu’on casse une portion de la tige, des rameaux ou des feuilles de la Chélidoine, il s’en échappe un ) suc jaune, caustique, qu’on emploie pour détruire les verrues, i L’extrait de Chélidoine entre dans la composition des pilules , purgatives de Rath. Toutes les parties de la plante contiennent deux bases; l’une la cliélidonine, l’autre la chélérythrine ; elles ; contiennent aussi un acide combiné, cristallisable, l’acide chélé- < donique et une substance colorante jaune et amère, la chélido- • œanthine.
GLAUC1ÈRE,
Le genre Glaucièue {Glaucium, Tourn.) se compose d’herbes-