‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 139 sur 524 · JOUBARBE · texte numérisé non relu

JOUBARBE

Le genre Joubarbe ( Sefnpervivum , L.) comprend des plantes dont la corolle est polypétale, comme celle des Sedum et des Crassula, ou les pétales sont très-légèrement unis à la hase, mais le nombre en est considérable (12-20). Les divisions du calice sont en même nombre que les pétales ainsi que les carpelles, les étamines sont en nombre double, sur deux verlicilles, et les ovules sont disposées sur plusieurs séries dans l’angle interne des carpelles ; les glandes hypogynes sont au même nombre que les carpelles. Les feuilles de la base des rameaux sont charnues, pressées, planes, disposés en rosette, celles qui sont placées le long du rameau fleuri sont distantes, petites.

La Joubarbe des toits (S. tectorurn, L.) est une plante vivace qui croît sur les vieux murs et les toits de chaume ou au sommet îles hautes montagnes. Ses fleurs roses, disposées en cymes scorpioïdes et étalées en étoile, se montrent en Juillet et Août. Le nombre des pétales est ordinairement de douze. La base de la tige donne des rejetons qui se terminent par une rosette de feuilles charnues, planés, glabres, ciliées. Le rameau florifère

s’élève du milieu de la rosette ;i uue hauteur de 20 h 50 centimètres. La Joubarbe des toits fournit un suc abondant qui, uni à l’eau, est employé avec succès contre la dysenterie ; le même suc uni à l’huile d’amandes douces est appliqué en cataplasmes sur les brûlures ; on l’a conseillé aussi contre les hémorrhoïdes, les fissures du sein, les dartres, les ulcérations profondes.

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