LUPIN
Le genre Lupin ( Lupinus , T.) comprend des Génistées dont les ! fleurs ont un calice profondément divisé en deux lèvres écartées ; un étendard étalé sur les côtés ; une carène arquée, pointue, bi- ■ partite à la base; un stigmate velu, inclinant en avant. Les i graines sont séparées par du tissu cellulaire. Les feuilles sont i digitées, les stipules sont réunies au pétiole par leur base.
Le Lupin blanc (L. albus, L.) est une herbe annuelle du Levant, cultivée en France dans les jardins. La corolle est blanche. Les feuilles sont composées de 5 à 9 folioles digitées, élargies au sommet, veloutées à la base. Les graines sont blanches, aplaties et très-amères. La farine tirée de ces graines formait, avec les farines de la Fève, de l’Orobe et de la Vesce, les quatre farines résolutives des vieilles pharmacopées. Aujourd’hui encore, la farine de Lupin blanc sert à faire des cataplasmes résolutifs. Lorsque les graines ont été plongées dans l’eau bouillante, elles ont perdu leur matière amère et deviennent comestibles.
A la tribu des Génistées appartiennent aussi : la Crotalaire a branches de jonc ( Crotalaria juncea, L.), plante cultivée dans l’Inde et qui fournit aux marchés d’Angleterre une énorme quantité de fil ayant la propriété de celui du Lin ; la Crotalaire sagittée {C. sagittalis, L.) ou Chat-chat de la Martinique, dont toutes les parties passent pour purgatives ; I’Ajonc d’Europe [Ulex europœus, Sm.) si commun dans les lieux stériles et qui i forme un bon fourrage d’hiver ; les Cytises aux nombreuses espèces, l’une d’elles, la Cytise épineuse ( Cytisus spinosus, Lamk.) de la Guadeloupe, donne une écorce et des fleurs utilisées comme stomachiques et fébrifuges, etc.
c. Tribu des Trifoliées.
ONONIS.
Le genre Ononis [Ononis, L.) comprend des plantes qui, comme la plupart des Trifoliées, sont des herbes h feuilles composées-
TRIGONELLE.
pennées, trifoliolées, dentées. Le calice estpersistant,campanulé, à cinq divisions profondes. L’étendard est étalé, strié. Les étamines sont monadelphes, à filets épaissis au sommet. Le style est subulé. La gousse est renflée, sessile et contient quelques graines réniformes. Les stipules sont réunies au pétiole par la base.
L’Ononis des champs [O. campestris, Koch., O. spinosa, var. /3, L.) est une plante vivace des champs incultes et des bords des routes, qui fleurit en Juin et Juillet. Sa racine descend profondément en terre; ses rameaux sont dressés, non rampants, portant alternativement de côté et d’autre une rangée de poils. Les folioles sont petites, dentées en scie.
L’Ononis commune ( O.procurrens , Wallr. O. spinosa, var. a. L.) comprend plusieurs variétés . Elle diffère de l’espèce précédente par son odeur fétide, par sa tige rampante, munie de stolons où prennent naissance des rameaux d’abord rampants, puis ascendants. Les folioles sont obovées, dentées en scie.
Ces deux espèces sont souvent désignées sous les noms de Bugrane, d’ arrête-bœuf. Leurs racines étaient employées pour faire des tisanes apéritives.
TRIGONELLE.
Le genre Trigonelle ( Trigonella , L.) comprend des plantes dont les fleurs diffèrent de celles du genre Ononis par les étamines qui sont diadelphes, à filets non épaissis au sommet; par la corolle qui est caduque et dont l’étendard et les ailes sont presque égaux ; par la carène, qui est peu développée ; par la gousse, qui est linéaire, comprimée, un oeu arquée.
La Trigonelle fenu-grec [T. fccnum grœcum, L.) est une herbe annuelle qui se montre dans les champs du Midi et fleurit de Juin à Juillet. Les folioles sont pétiolées, oblongues, obovées ou cunéiformes, dentées au sommet. L’étendard est plus long que j les a‘les- La gousse est glabre, allongée, arquée en dehors, terminée par un long bec qui égale environ le tiers de la partie renllce. Les graines sont au nombre de 10 à 20, tronquées, avec 11 JJno forte saillie latérale déterminée par la présence de la radicule I l’intérieur. Toute la plante exhale une odeur forte et est emlj ployée comme fourrage dans le Midi. Les graines réduites en fa-
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l'ine sont employées pour faire des cataplasmes résolutifs. Les femmes de l’Orient mangent ces graines et leur attribuent la propriété de leur faire acquérir fraîcheur et embonpoint.