‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 254 sur 524 · CÉLASTRINÉES · texte numérisé non relu

CÉLASTRINÉES

Les Célastrinées ( Celastrineœ , R. Br.) sont des plantes dont les fleurs ont presque tous les caractères de celles des Rhanniées ; elles en diffèrent cependant par la préfloraison du calice, qui est imbriquée; par la préfloraison de la corolle, qui est aussi imbriquée ; par la place des étamines, qui sont alternes avec les pétales. L’ovaire, infère, est le plus souvent libre. Les loges de l’ovaire sont uniovulées (l’ovaire est à placentas pariétaux dans le jeune âge). Les ovules ont une disposition contraire à ceux des Rhamnées ; ils sont ascendants, à raphé interne, à micropyle inférieur et externe, ou descendants, à raphé externe, à micropyle supérieur et interne. Les fruits sont secs ou charnus. Les i graines sont ordinairement arillées, albuminées. Les feuilles | sont souples, stipulées et les rameaux ligneux.

La plupart des Célastrinées sont purgatives et émétiques par leur écorce, leur fruit et par leurs feuilles, mais peu ou point employées. On peut citer parmi les plantes utilisées : le May tenus Boaria , Mal., du Chili, qui fournit le baume de Maylen ; le Calha edulis Forsk., ( Celaslrus edulis,Y ahl.), ou Arbuste à lcat, qui est cultivé sur les montagnes de l’Asie occidentale, et est pour I l’Arabe ce que le Coca est aux Indiens du Pérou, un moyen de dissiper le sommeil, d’agiter l’homme; le Fusain d’Eurüre (. Eoo nymus europœus,h-), ou Bonnet de prêtre, à fruit éméto-cathar- ■ tique; à bois dur, jaunâtre, dont le charbon est utilisé dans la fabrication de la poudre à canon et comme crayons pour le dessin .

Page 1