‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 281 sur 524 · SUMAC · texte numérisé non relu

SUMAC

moins réunis. L'ovule est suspendu à un funicule dressé du fond de la loge. Le fruit est une drupe ellipsoïde. Les Sumacs sont riches en vernis, en suc caustique. Leurs feuilles sont alternes, simples ou composées, imparipennées, h folioles opposées ; les inflorescences sont axillaires ou terminales et consistent en grappes de cymes.

Le Sumac des teinturiers (R. Cotinus, L.), ou Fustet, Arbre a perruque, est un arbrisseau qui croît dans le sud-est de la France. 11 se reconnaît à ses fleurs souvent hermaphrodites, à ses feuilles simples, à son noyau triangulaire, aux axes d’inflorescences hérissés de poils plumeux. 11 fournit le bois de Fustet, riche en tannin, usité pour la teinture en jaune orangé et employé comme fébrifuge.

Le Sumac des corroyeurs [R. coriaria, L.), ou Roure des corroyeurs, croît dans le midi de l’Europe. 11 a les feuilles imparipennées, a 11-15 folioles ovales-lancéolées, dentelées, voies, velues. Les leuilles, les bourgeons, sont usités comme tan dans la préparation du maroquin. Les fruits sont astringents, employés comme assaisonnement.

Le Sumac vénéneux [R. Toxicodendron, L.) ou Sumac à la gale, de l’Amérique boréale, se distingue des espèces précédentes par sâ tige giimpante , ses leuilles trifoliolées, à folioles pubes— centes, anguleuses. Les fruits sont de petites drupes blanches de la grosseur d’un fruit de Poivre. Cette plante contient dans ses vaisseaux propres un suc très-âcre, dont le simple contact produit sur la peau des ampoules, des érysipèles, et qui est vénéneux a 1 intérieur. On a proposé de l’employer contre les paralysies.

Le Sumac a racines [R. radicans, Michx) ne diffère de l’espèce précédente que par scs folioles ovales, pointues, glabres et entières; mais il en a toutes les propriétés.

Outre ces espèces, on pourrait encore citer : le R. Metopium, I.., des Antilles, dont l’écorce astringente fournit la gomme-résine appelée doctor-gum, et dont les feuilles sont utilisées contre les hémorrhoïdes ; le R. typliina, L., ou Sumac de Virginie, a écorce astringente fournissant une gomme-résine ; le 71. Verntx> L., du Japon, qui fournit le vernis noir du Japon, etc., etc.

blCOTYLÉDONÉES.

MOLLË.

Le genre Molle ( Schinus , L.) comprend des plantes dioïques, h fleurs régulières, complètes, diplostémones, tétramères ou pentamères. Les étamines sont entièrement libres et fertiles dans les fleurs mâles. L’ovaire est uniloculaire, uniovulé, à trois styles. L’ovule est attaché au haut de la loge, suspendu. Les feuilles sont imparipennées, â folioles sessiles. Les inflorescences sont composées de cymes tri flores.

Le Molle des jardins (S. Molle, L.), ou Poivrier d'Amérique, est un arbre américain à rameaux effilés, â feuilles composées de 20-30 folioles lancéolées, dentelées, la dernière très-longue.1 Toutes les parties de la plante répandent une odeur de poivre, ce qu’elles doivent à la présence d’une gomme-résine aromatique connue sous les noms de mastic américain, résine de Mol lé, d’Aroïra, qui est employée comme purgative et masticatoire.

Le S. terebinthifolia, Radd , du Brésil, fournit une essence aromatique employée contre les douleurs rhumatismales. Le S. Aroïra, Y’elloz, des mêmes pays, jouit des mêmes propriétés et fournil le mastic d’Aroïra. Le S’, dépendons ou Duvaua dépendons, DG., du Chili, fournit une gomme-résine utilisée dans le traitement des ulcères, et une liqueur fermentée appelée vin de Chilca.

Parmi les autres Anacardiées dont les produits sont utilisés, citons : Le Spondias dulcis, Forst., de Taïti, dont le fruit est la pomme de Cythère, ou morubui , myrobolan, très-odorante, purgative et fébrifuge, et qui donne la gomme tapan-lapan dont les propriétés sont celles de la gomme arabique. Le S. purpurea, L., des Antilles, qui fournit les prunes d'Espagne, fruits îi pulpe aigrelette donnés contre la diarrhée, et la gemme Hucare ou llycayai Le Bucliania latifolia, Roxb., des Indes orientales, qui donne un embryon ayant les propriétés de celui de noire Amandier. Le Melanorrhea glabra, Wall., des Indes orientales, qui donne un suc âcre, caustique et un vernis estime. Le M. milatissima^-M., dü Népaul, qui donne le vernis noir appelé suc de Martaban, vernis de Siam.Le Comocladi Barasiliaslrum, l’oir., de l’Amérique tropicale, qui donne un suc extrêmement caustique et le bois de la

MELIA.

Jamaïque, qui rappelle celui de Femambouc. Le Semecarpus Anacardium, L., ou Anacarde d'Orient, possède un renflement pédonculaire analogue à celui de l’Anacarde d 'Occident; il en est de même du S. Cassuvium, Roxb., deux plantes des Indes orientales. Le S. Atra, Vieil!, et Depl., de la Nouvelle-Calédonie, donne la résine de Molle, poison énergique, tandis que le pédoncule renflé, ou pomme de Molle, est sucré et sert à faire une sorte de cidre, etc., etc.

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