‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 314 sur 524 · GUIMAUVE · texte numérisé non relu

GUIMAUVE

Le genre Guimauve ( Althœa , Gav.) se distingue du genre Mauve par ses fleurs, dont le calicule est monophylle ii 6-10 divisions ; les akènes se séparent facilement de l’axe central.

La Guimauve officinale (A. officinalis, L.) est une plante vivace, cultivée dans les jardins, et dont les fleurs, d’un rose pâle,

KETMIE.

en glomérules axillaires, s’épanouissent de Juin à Août. Le rhizome est terminé par une racine pivotante. La tige aérienne est dressée. Les feuilles sont molles, tomenteuses, blanchâtres, ovales, crénelées, trilobées â la partie supérieure du rameau, quinquélobées à la partie inférieure. Les carpelles sont tomenteux. La partie souterraine, dite racine, de guimauve, des drogueries, et privée de son épiderme, blanche, très-mucilagineuse, contient de Y asparagine, a une saveur un peu sucrée, et entre dans la préparation du sirop de Guimauve. Les feuilles sont employées comme émollientes et les fleurs comme pectorales.

La Guimauve passe-rose (A. rusea, Cav., ^4/cea, L.), ou Rose trémière, est une plante bisannuelle, dressée, à tige atteignant 2 :i 3 mètres, à grandes fleurs de couleur variable. Les feuilles sont rugueuses, à 5-7 lobes crénelés. Les inflorescences simulent une longue grappe terminale. Les feuilles et les fleurs sont émollientes.

KETMIE.

Le genre Ketmie ( Hibiscus , L.) comprend des plantes dont les fleurs se distinguent de celles du genre précédent par un ovaire à cinq loges pluriovulées, superposées aux sépales; un style à cinq branches stigmatifères ; des ovules insérés sur deux séries longitudinales dans l’angle interne de chaque loge; un fruit qui est une capsule à cinq loges, â déhiscence loculicide ; un calicule à 5-10 folioles libres.

La Ketmie comestible [H. esculenlus, L.), ou Gombo, Bamia, est une herbe annuelle des tropiques, dont le fruit est comestible.

La Ketmie Abelmosch (//. Abelmosclius, L., Abelmoschus communis, Med.) croit aujourd’hui aux Indes orientales, aux Antilles, en Egypte. Cette plante, comme la précédente, se distingue > des Ketmies proprement dites par son calice fendu en long. Les

B graines exhalent une odeur de musc, et sont employées en parfumerie sous le nom d 'ambrette. On les emploie en Asie contre la morsure des serpents.

A la famille des Malvacées se rattachent : les Sida, L., dont les ■j fleurs sont privées de calicule, et qui remplacent notre Guimauve ■ dans les pays tropicaux ; les Cotonniers (Gossypium, L.), dont les

diverses espèces sont cultivées dans les pays chauds, et dont les fleurs ne diffèrent guère de celles des Ketmies que par la présence d’un involucre de trois folioles incisées, et celle d’un arille de toute la graine, arille composé des poils qui constituent le coton. Les Baobabs ( Adansonia , L.), arbres gigantesques de l’Asie et de l’Afrique tropicales, dont les fleurs ont un calice en cloche, divisé, et un ovaire ii 5-12 loges multiovulées. Le fruit du Baobab digité {A. digitata, L.) est ovoïde, allongé et connu sous le nom de pain de singe. Sa pulpe, ou bout des nègres, est rafraîchissante, ondulée, employée contre les fièvres. Le suc, les feuilles de l’arbre, sont aussi employés comme fébrifuges et contre les dysenteries. Il paraît que la pulpe du fruit entre dans la préparation de la terre de Lemnos, substance à laquelle les Égyptiens ont accordé de grandes vertus thérapeutiques.

On a rapporté aux Malvacées, avec les Baobabs, toutes les plantes qui faisaient partie de la famille de Bombacées, plantes dont beaucoup sont textiles, et fournissent aux habitants des pays où elles croissent des écorces vantées contre les fièvres et les diarrhées. Les Helicteres Sacarolha, A. S. IL, du Brésil, donnent des racines très-usitées au Brésil contre les blennorrhagies.

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