MOLÈNE
résolutive, et la Linaire Elatine [L. Elatine, Mill.) comme vulnéraire. Les Mufliers ( Antirrhinum , L.), caractérisés par leur corolle personnée, à tube rentlé en sac*, non éperonné, parleurs
Fig. 380. — Diagramme d’une fleur de Molènc médicinale.
quatre étamines didynames, par leur capsule déhiscente au moyen de valvules: le Muflier a grande fleur (A. maj us, L.), ou Gueulede-loup, était employé comme astringent et vulnéraire. Les Scro-
Fitî. 381. — Molène médicinale.
1, capsule entourée par le calice persistant ; 2, mie graine isolée;
3, graine coupée par un plan vertical et médian.
fulaires ( Scrofularia , L.), caractérisées par leur corolle à tube ventru, à limbe bilobé, ;i lèvre supérieure plus grande, leurs quatre étamines didynames, et leurs capsules septicidcs : la Scrofulaire noueuse (S.nodosa, L.) était employée comme résolutive. Les Kuphraises ( Euphrasia , T.), caractérisées par leur calice
tétramère, leur corolle bilabiée, béante, ;i lèvre supérieure en casque, leurs étamines didynames: I’Eiiphraise officinale' (E. officinalis, L.), ou Casse-lunettes, était employée pour combattre les ophllialmies. Les Pédiculaires (Pedicularis, T.), caractérisées par leur calice bilabié, leur corolle également bilabiée, à lèvre supérieure en casque, leurs quatre étamines didynames : la Pédiculaire des marais (P. palus tris, L.) était considérée comme vulnéraire, détersive. Les Mélampyres (Melampyrum, T.), caractérisés par leurs feuilles opposées, leur calice campanule, tétramère, leur corolle bilabiée ou personnée, leurs étamines didynames, leurs loges ovariennes paueiovulées : le Mélampyre des champs ( M . aruense, L.), ou Rougeole, fournissait des graines usitées pour faire des cataplasmes émollients.