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Le genre. Smilace ( Smilax , L.) comprend les Liliacées dioïques, à rhizomes ligneux. Le périanthe de la fleur est double, composé le plus souvent de six folioles libres ou légèrement unies à la base. Les fleurs mâles ont autant d’étamines que de folioles. Les fleurs femelles ont un ovaire à trois loges, surmonté par un style sinueux. Une seule loge et un seul ovule subsistent souvent seuls. L’ovule est ascendant, anatrope, à raphé interne, à micropyle inférieur et externe. Le fruit est une haie. Les inflorescences sont des cymes axillaires disposées en ombelles. Les Smilaces ont des rameaux aériens sarmenteux et grimpants, parsemés souvent d’aiguillons ; les feuilles sont alternes, ordinairement coi dil ormes, entières, a nervation palmée, accompagnées ii la base de deux vrilles latérales. Les rameaux souterrains contiennent plusieurs principes actifs, entre autres la Salseparine, qui est une substance âcre et amère ; ils sont employés en thérapeutique comme diurétique et sudorifique.
Les espèces les plus usitées sont :
La Smilace salsepareille (S. salsaparilla, L.) qui croit dans les différentes parties do l’Amérique méridionale. C’est une
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plante glabre, à rameaux quadrangulaires, parsemés d’aiguillons, â feuilles ovées, aiguës au sommet, quinquénerviées. Elle fournit de longs rhizomes grêles, rouge orangé au dehors, blanchâtres en dedans, qui se fendent facilement. C’est en fragments fendus qu’on les trouve dans les drogueries; ils constituent ce qu’on appelle la Salsepareille rouge de la Jamaïque.
La Smilace officinale (S. of/icinalis, Kth.), qui est originaire de la Nouvelle-Grenade. Les rameaux sont glabres, arrondis, parsemés de petits aiguillons recourbés. Les feuilles sont oblongues, acuminées, trinerviées, à court pétiole. Ses rhizomes portent, en droguerie, le nom de Salsepareille caraque ou de Caracas.
La Smilace syphilitique (S. syphilitica, Kth.), qui croit en Colombie, au Brésil. Les rameaux sont glabres, arrondis et portent quelques rares aiguillons. Les feuilles sont ovées, trinerviées, entières, à court pétiole. Ses rhizomes ont une écorce rouge et prennent également le nom de Salsepareille caraque.
La Smilace médicinale (S. medica, Schlecht.), qui croît au Mexique. Les rameaux sont glabres, anguleux, striés. Les feuilles sont cordiformes, accompagnées de deux épines latérales. Les rhizomes ont une écorce grisâtre et portent le nom de Salsepareille de Vera-Cruz.
La Smilace papyracée (S. paryracea, Poil’.), qui croît au Brésil et dont les rameaux portent une multitude d’aiguillons courts, disposés en séries longitudinales, parallèles. Les rhizomes sont d’un rouge obscur â l’extérieur, blancs à l’intérieur, et connus sous le nom de Salsepareille du Brésil ou de Portugal.
La Smilace de Chine (S. china, Tluinh.) ou Squine, qui croît en Chine, en Cochinehine et au Japon. Les rameaux sont glabres, anguleux, parsemés d’aiguillons recourbés. Les feuilles sont obtuses â la base, aiguës au sommet; leur pétiole est élargi et muni de vrilles latérales. Les rhizomes sont noueux, rougeâtres, et reçoivent, dans le commerce, le nom de racines de Squine d’Orient.
Le midi de la France et de l’Europe fournit une Salsepareille [Smilax asper'a, L.), qui a reçu le nom de Salsepareille d’Italie, mais qui est peu employée.
Les Liliacées â fruit charnu renferment encore la Parisette