‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 446 sur 524 · CAMOMILLE · texte numérisé non relu

CAMOMILLE

Le genre Camomille ( Anthémis , L.) comprend des plantes dont le réceptacle du capitule est oblong, conique, muni de paillettes (bractéoles). L’involucre est formé de folioles imbriquées. Les fleurons de la circonférence sont ligulés, à limbe oblong, femelles ou neutres. Les akènes sont cylindriques, sans aigrette. Les fleurons ligulés ou demi-fleurons sont blancs; les fleurons hermaphrodites du centre sont jaunes.

La Camomille Pyrètiire [A. Pgrethrum, L., Anacyclus Pgrethrum, DC.), ou Pyrèthre d’Afrique, est une plante vivace de la Turquie, de Barbarie, etc., dont les akènes sont plans, comprimés, bordés de chaque coté par une aile membraneuse. La racine est fusiforme, charnue, à saveur brûlante. La tige est couchée. Les feuilles sont étalées, pennatiséquées, à segments pennipartits. Les racines de cette plante qui se trouvent dans les drogueries sont cylindriques, grosses comme le doigt, et ont une odeur forte. On les emploie pour la salivation, contre le mal de dents, etc.

La Camomille noble (A. nobilis, L.), ou Camomille romaine, est une plante vivace des champs et qui est cultivée. Ses fleurons deviennent souvent par la culture des demi-fleurons. Les. tiges et les rameaux sont couchés, portant à l’extrémité un capitule solitaire blanc. Les feuilles sont bipennatiséquées, à segments courts, linéaires, acuminés. Les capitules séchés sont odorants ; . on les emploie en infusion comme antispasmodiques, toniques, stomachiques, carminatifs et même comme fébrifuges.

La Camomille puante ( A . Colula, L.), ou Maroute, Camomille des chiens, a été employée comme antihystérique.

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