AMI AU
réunies à la base et une étamine unique à lilet infléchi muni il’une anthère biloculaire. Les fleurs femelles sont réunies sur un axe globuleux ; chacune a un périanthe tubuleux, ouvert au sommet, et un ovaire libre surmonté d’un style latéral, à exlrémité entière ou bifide. L’une des logcsetson ovule disparaissent; l’oVule restant est descendant, anatrope, à micropyle supérieur et externe. Les fruits sontde petites drupes placées dans le réceptacle charnu, revenu sur lui-même et qui recouvre la partie supérieure du fruit, laquelle conserve ordinairement le style exsert. De sorte que ce qui est appelé vulgairement le fruit du Jaquier est un ensemble formé par le réceptacle charnu qui englobe les fruits, et ces fruits succédant aux fleurs de plusieurs inflorescences. La graine possède un gros embryon sans albumen. Les feuilles sont alternes, accompagnées de larges stipules. Ces plantes contiennent un suc laiteux.
Le Jaquier a feuilles incisées [A. 'incisa, L., A. commun is, Forst.), ou Arbre à pain, Rima, est un grand arbre de Tahiti et des archipels voisins. Les masses charnues appelées vulgairement fruits forment la plus grande partie de l’alimentation des naturels; le suc laiteux donne de la glu aux chasseurs; le bois est très estimé pour les constructions ; l’écorce donne de la matière textile, etc., etc. — Le Jaquier a feuilles entières (A. inter/ri folia, L. f.), des Moluques et des Indes orientales, donne aussi des graines à embryon comestible.
Le Galactodendron t tile [Galactodendron utile, Kth), ou Arbre à la vache, de la Colombie, donne, au moyen d’incisions, un suc blanc, laiteux, très-abondant, que les gens du pays boivent comme du lait de vache.
6 An lia es.
Périanthe simple. Étamines ù filets dressés. Infiureseence en épi ou en capitule. Ovaire infère dans le réceptacle commun des (leurs.
ANTIAIt.
Le genre Antiau ( Antiaris , Lesch.) comprend des plantes monoïques dont les inflorescences mâles sont séparées des inflorescences femelles. Les fleurs mâles oui un périanthe coin-
posé de quatre folioles réunies à la base, et de quatre étamines superposées, à lilets courts, dressés, à anthères biloculaires et extrorses. Les fleurs femelles sont solitaires, entourées d’un involucre porté par un pédoncule en forme de sac et garni de petites bractées; chaque fleur adulte est réduite à un ovaire uniloculaire, uniovulé, comme celui de toutes les Artocarpées, et qui est surmonté d’un style à deux branches stigmatifères. L’ovule est suspendu, anatrope, à micropyle supérieur et externe. Le fruit est une drupe montrant à sa partie supérieure les traces du style et de l’involucre. La graine a un embryon charnu et est dépourvue d’albumen. Les feuilles sont simples, alternes, accompagnées de stipules latérales. Toutes les parties de la plante sont gorgées de suc laiteux.
L’Antiar toxique (A. toxicarici , Lesch.) est un arbre de Java, dont le tronc atteint jusqu’à 2 mètres de diamètre. Les feuilles sont ovales-oblongues, presque entières, rudes au toucher, à court pétiole. Le suc laiteux ou ipo, qui découle des différentes parties, constitue un poison violent appelé aniiarine, substance neutre, crislallisable, et qui, selon Mulder, a pour formule C28ir:o012 et semble agir comme asphyxiant. Le suc laiteux sert aux indigènes pour empoisonner leurs flèches.