‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 509 sur 524 · GENÉVRIER · texte numérisé non relu

GENÉVRIER

inclus. Un albumen abondant entoure l’embryon . Les feuilles sont imbriquées, linéaires, piquantes.

Le Genévrier commun (J- communis, L.) est un arbre qui atteint jusqu’à 3 mètres de haut, et sc montre dans les lieux pierreux et incultes. Les feuilles sont verticillées par trois, étalées, presque épineuses. Les fruits sont sphériques, noirâtres ou bleuâtres et se montrent à l’automne. La plante contient une résine aromatique qui la fait employer en fumigations. Les fruits distillés entrent dans la préparation du genièvre ou gin ; l’extrait porte le nom de rob de genièvre ou thériaque des Allemands, et est employé comme tonique.

Le Genévrier Oxycèdre {J. Oxycedrus, L.), ou Cèdre piquant, Cade, est un arbrisseau des lieux arides du Midi, à gros fruits roussâtres. Le bois, brûlé en vase clos, donne un liquide oléagineux, inflammable, appelé huile de cade, dont la saveur est âcre. Cette huile est employée par les vétérinaires dans le pansement des animaux.

Le Genévrier Sabine (J. Sabina, L.), ou Sabine, croit dans le midi de la France, et est cultivé dans les jardins. Il a de petites feuilles rliomboïdales glanduleuses, verticillées sur quatre rangs. On en cultive deux variétés : la Sabine mâle à. feuilles de Cyprès, à taille élevée, et la Sabine femelle à feuilles de Tamarix, qui est beaucoup plus petite. Elles ont une saveur brûlante, et sont employées connue vermifuges, eminénagogues, abortives.

Le Genévrier de Virginie (/. Virginiana, L.), ou Cèdre de Virginie, Cèdre rouge, jouit, dit-on, en Amérique, des propriétés de notre Sabine. Son bois (bois de Cèdre) est surtout employé pour couvrir les crayons de graphite.

A ce groupe appartiennent les Callitris, Vent., originaires de 1 Afrique orientale et de la Nouvelle-Hollande, qui se distinguent surtout des Cyprès par leur caryopse ailé. Une espèce, le Cai.i.itiiis a quatre valves (C. quadrivalvis, Vent.), fournit la résine connue sous le nom de sandaraque ; on l’obtient en larmes d’un jaune pâle. Dissoute dans l’alcool, elle forme un vernis; les gens de bureau l’emploient en poudre sur le papier gratté et décollé, pour empêcher l'encre de s’étaler.

Les Conifères fournissent un grand nombre de produits qui n ont pas toujours la provenance indiquée par les noms qui leur

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ont été donnés. Presque tous les arbres résinifères peuvent donner de la térébenthine et, par suite, de l’essence de térébenthine, de la colophane, de la poix, du goudron, qui prennent souvent à tort les noms particuliers que nous avons mentionnés plus haut. Le goudron s’obtient ordinairement en disposant, dans un four unique creusé en terre, des éclats ou des bûchettes de Pin épuisé; on élève en cône le tas de bois, on le recouvre de terre comme pour faire du charbon de bois, on l’allume, et la résine s’écoule eu bas dans un conduit qui la mène dans un réservoir. Elle est noire, épaisse et constitue le goudron végétal , le goudrçn de Norvège, qui entre dans beaucoup de préparations pharmaceutiques. II ne faut pas confondre ce goudron avec celui développé dans la distillation du bois pour la fabrication de l’acide pyroligneux, ni avec le goudron de houille ou coaltar.

Le noir de fumée s’obtient en brûlant les produits résineux de rebut (térébenthine, galipot, etc.) dans un fourneau dont la sortie de i heminée est munie d un cône de toile; la fumée dépose sur la face interne de ce cône la poussière qui constitue le noir de fumée, qu’on peut débarrasser de son huile en employant l’alcool ou la calcination en vase clos.

Le succin ou ambre jaune, qu'on trouve sur les rivages de la mer Baltique, dans certains terrains à lignites, passe pour être de la résine fossile. On l’a employé comme excitant et antispasmodique.

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