CYCAS
Le genre Cycas ( Cycas , L.) comprend des plantes dioïqucs. Les fleurs mâles sont insérées sur un axe sessile, le tout simulant un cône ; elles sont réduites h des étamines h anthères géminées ou quaternées. Les fleurs femelles sont plus ou moins nombreuses, et sont disposées sur les bords d’axes d’inflorescences aplatis dont l’ensemble simule un bourgeon. Chacune est réduite à un ovaire uniovulé transversal. Les feuilles sont portées à l’extrémité de la tige, composées-pennées, à folioles nombreuses, uninervées.
Le Cycas revoluta, L., de la Chine et du Japon, contient dans la moelle de sa tige une grande quantité de fécule, ou sagou, consommée dans le pays. Le Cycas circinalis, L., des Indes orientales, et ses nombreuses variétés, donnent aussi du sagou.
CLASSIFICATIONS
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Ce qui a été dit page Zil9, à propos des classifications zoolcgiques, peut être répété pour les classifications botaniques. Les plantes n’ont pendant longtemps appelé l’attention que parce qu’elles rendaient des services dans l’alimentation, dans l’industrie ou dans la thérapeutique. On était loin de voir en elles des êtres organisés effectuant la plupart des fonctions de l’animal ; aussi les anciennes classifications reposaient surtout sur la propriété des végétaux et sur leurs formes. Celles dé Conrad Gesner (1560), de Césalpin (1583), de Jean Ray (1682-1693), de Kant (1687), de Rivin (1690), etc., etc., quoique ingénieuses, n’eurent guère de succès. Il faut arriver à Tournefort (1693), pour voir un système basé sur les caractères de la fleur, et particulièrement sur ceux que fournit la corolle. Les dix mille espèces de plantes alors connues étaient comprises dans sa classification qui eut un énorme succès et prévalut jusqu’à l'apparition, du système de Linné. Le tableau suivant (page 1223) rappelle les coupes principales et les vingt-deux classes admises par Tournefort.
Linné (1753), prenant en considération les caractères fournis non-seulement par la fleur dans son ensemble, mais surtout ceux donnés parles organes de reproduction, leur nombre, leur disposition réciproque, établit le système qui porte son nom et qui lit faire un pas immense aux classifications. II comprend vingtquatre classes indiquées dans le tableau ci après (page 1224) .
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CLASSIFICATIONS
Toutes les classifications précédentes sont artificielles.
Les suivantes ont la prétention d’être naturelles.
Selon A. de Jussieu, Fred. Cesi avait remarqué (1628), que les plantes peuvent être groupées en familles, mais son essai demeura peu connu. Magnol (1709) eut plus de succès. Linné en 1758, puis en 1764, tenta d’établir des ordres naturels, mais il le lit sans idée préconçue, sans principe arrêté, et cependant avec une merveilleuse lucidité. « Vous désirez, disait-il à Giseke, l’un de ses disciples, apprendre de moi les caractères des ordres naturels, j’avoue que je ne puis les donner. » Que cette réponse serait encore vraie dans la bouche du classificateur botaniste le plus compétent et le plus logique !
En 1759, Bernard de Jussieu plantait le jardin de Trianon en groupant les plantes selon une méthode qui fut rendue plus précise, et que publia son neveu trente ans plus tard, avec certaines modifications.
En 1763, Adanson imprimait le premier volume de ses Familles naturelles ; il comptait cinquante-huit familles, et il avait pris pour base de sa classification un grand nombre de caractères (65) tirés de tous les organes des plantes ; car il admettait « qu’une méthode, pour être naturelle, doit fonder ses divisions sur l’examen de toutes les parties prises ensemble, sans donner à aucune une préférence exclusive sur les autres. » Quelque hasardée que paraisse aujourd’hui une pareille assertion, elle n’a pas peu contribué à l’établissement de groupes vraiment naturels, et beaucoup de familles reconnues par Adanson n’ont subi depuis que peu de modifications.
Enfin, en 1789, Antoine-Laurent de Jussieu publia son Généra plantarum. Cet ouvrage admirable, si l’on se reporte au temps qui l’a vu paraître, comprenait l’exposé de la nouvelle méthode, 1 énumération de cent ordres naturels et la description abrégée de 1754 genres. De Jussieu ne donnait pas la même importance a tous les caractères de la plante; reprenant les idées de J. liay sui la classification, il fit d’abord la grande division en Acotylédons, Monocotylédons et Dicolylédons, puis il admit des caractères unilormes ou du premier ordre, tirés d’organes essentiels: » tels sont I insertion des étamines ou leur disposition relativement au pistil, la situation de la corolle staminifère, et le nombre
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des lobes ou cotylédons; » — des caractères presque uniformes ou du second ordre, « variables seulement par exception, et lires d’organes non essentiels : tels sont la présence ou le défaut, soit du calice, soit de la corolle non staminifère, la structure de la corolle considérée comme monopétale ou polypétale, la situation relative du calice et du pistil, enfin la présence ou l’absence ainsi que la nature du périsperme (albumen) ; » — des caractères demi-uniformes ou du troisième ordre , « tantôt uniformes, tantôt variables et tirés des organes soit essentiels, soit non essentiels : tels sont le calice monophylle ou polyphylle, l’ovaire simple oit multiple, le nombre, la proportion et la connexion des étamines; le nombre des loges du fruit et sa manière de s’ouvrir, la position des feuilles et des Heurs et d’autres caractères analogues. »
L’illustre botaniste français savait fort bien qu'on essayerait en vain de former dans le monde végétal des groupes bien déterminés. En effet, dans toutes les familles, certaines plantes tendent à s’écarter plus ou moins d’un type qu’on pourrait considérer comme le type du groupe. Aussi chaque ordre du Généra est-il suivi de réflexions qui montrent cette idée toujours présente à l’esprit de l’auteur.
Le tableau suivant donne un aperçu des principales coupes de la méthode de Jussieu.
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