TISSU CARTILAGINEUX
capsules secondaires. En se mullipliant. ainsi, les cellules s'aplatissent les unes contre les autres et i)résentent des figures allongées ou prismatiques. Tel est le cartilage fœtal.
Lorsque le mouvement nutritif est très-intense, les cellules reprennent une forme globuleuse, deviennent plus volumineuses ; tel est le cartilage des couches d'ossification. Le volume de ces cellules permet d'étudier très facilement sur elles tous les détails de leur structure.
Les cartilages permanents de l'adulte sont constitués par des capsules d'un volume moyen, contenant souvent des capsules secondaires ; elles sont modifiées dans leur forme à la surface des articulations et sous le périchondre. Dans ces points, les capsules sont lenticulaires, aplaties dans le sens de la surface et ne contiennent pas de capsules secondaires.
Toutes les fois que, chez l'adulte, un cartilage repose sur un os, on observe une infiltration calcaire de sa partie profonde. Cette incrustalion forme une couche parfaitement régulière dans laquelle les cellules cartilagineuses elles-mêmes sont conservées. Seulement l'infiltration calcaire a déterminé dans la substance cartilagineuse une modification telle, que, même après la décalcification complète par un acide (acide chlorhydrique ou chromique), cette couche paraît condensée et bien distincte. Tel est le cartilage calcifié.
Chez les individus avancés en âge, les cartilages costaux et thyroïde montrent une infiltration graisseuse de leurs cellules et une dégénérescence muqueuse de leur substance fondamentale ; il en résulte des cavités anfractueuses remplies de matière muqueuse et de granules graisseux. Dans ces mêmes points il existe parfois aussi de l'infiltration calcaire. Enfin Yirchow, en traitant ces parties par la solution iodée seule ou suivie de l'action de l'acide sulfurique, a vu les cellules prendre une couleur rouge acajou, et a décrit cette modification sous le nom de dégénérescence amyloide.
Les cellules en prolifération active dans les parties du cartilage en voie d'ossification présentent, sous l'influence de la solution d'iode iodurée, une coloration violacée. Cette coloration dépend de la présence de la matière glycogène dans le protoplasma des cellules cartilagineuses, de même qu'on la rencontre dans toute cellule qui. est envoie d'accroissement ou de multiplication très-active. (Voy. plus haut, p. 7.)
Dans le centre des disques intervertébraux et des autresligaments symphysairesj on trouve une substance muqueuse dans laquelle il
existe des capsules cartilagineuses isolées, ou des systèmes de capsules emboîtées les unes dans les autres. Les capsules isolées ou les plus internes parmi celles qui sont emboîtées renferment le protoplasma et le noyau d'une cellule cartilagineuse : c'est là le carlilage muqueux.
La substance qui sépare les capsules cartilagineuses se montre dans certains points, par exemple dans la portion fibreuse des ligaments symphysaires, avec toutes les propriétés du tissu fibreux. Dans ce cas les capsules sont très-distinctes de la substance fondamentale et présentent souvent des capsules secondaires. Tel esl le fihro-eartilage.
Dans les cartilages de l'oreille, dans Faryténoïde et l'épiglotte, il existe un tissu cartilagineux à capsules très-nettes, mais séparées par un feutrage ou plutôt par un réticulum de fibres élastiques. Tel est le cartilage élastique.
Tissu osseux. — Dans le tissu osseux, on distingue la trame osseuse, la moelle et le périoste.
FiG 13. — Coupe du tissu osseux avec ses corpuscules ramifiés et anastomoses.
La trame osseuse, qui a partout la même composition, est formée de lamelles parallèles et de corpuscules osseux.
Sur une coupe d'un os sec, les corpuscules osseux apparaissent comme des corps ovalaires lorsqu'on les regarde de proiil, plus ar-