‹ Manuel d'histologie experimentale (volume 2)Chapitre 171 sur 199 · STRUCTURE DES CIRCONVOLUTIONS · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES CIRCONVOLUTIONS

nom de première, seconde et troisième circonvolution temporale? T1,T2, T3(fig. 258).

A" A la face interne des hémisphères, on trouve d'abordj au-dessus du corps calleux, la circonvolution marginale du corps calleux, puis la scissure calloso-marginale; au-dessus de cette dernière on rencontre d'avant en arrière la face interne de la troisième circonvolution frontale, le lobule paracentral dont nous avons déjà parlé, le lobule quadrilatère ou avant-coin, la scissure pariéto-occipitale (po), le lobe cunéiforme ou coin, et le lobe occipital avec ses trois circonvolutions 01, 02, 03 (fig. 258).

Structure des circonvolutions. — La substance grise corticale des circonvolutions cérébrales présente, dans le lobe frontal et dans le lobe pariétal, des cellules de diverse grandeur, des cellules rondes, des cellules nerveuses pyramidales ou fusiformes, des tlbres nerveuses et une substance granuleuse.

Ces éléments sont disposés de façon à ce qu'on puisse leur considérer cinq couches plus ou moins distinctes qui ont été décrites par Meynert. La plus superficielle, au-dessous de la piemère, montre à sa surface des tubes nerveux à myéline, très minces, parallèles à la surface du cerveau, et quelques petites cellules nerveuses disséminées dans une substance granuleuse.

La seconde couche contient une grande quantité de petites cellules nerveuses pyramidales, dont le sommet effilé est dirigée vers la surface de la circonvolution; ces cellules donnent à cette couche une couleur grise (2, fig. 260).

La troisième couche est caractérisée par des cellules pyramidales, les unes de volume moyen, les autres très volumineuses et qui méritent le nom de cellules géantes. Ces cellules atteignent jusqu'cà 40 et 50 y. et elles sont aussi volumineuses que

CORNIL ET RANVIF.R. I, 4.,]

FiG. 260. — Coupe df la substance grise de. la troisième circonvolution frontale (d'après Meynerl). — Gj'ossissement de 75 diamètres.

1, couche de corpuscules corticaux disséminés ; 2. couche dense de petits forpusculcs corticaux pyramidaux ; 3, couclie du grands corpuscules pyramidaux corticaux ; i, couche dense de corpuscules corticaux, petits et d forme irrégulière; 5,.couchv..

de corpuscules corticaux fusiformes ; m, aisceaux nidduUaires.

les grandes cellules des cornes antérieures de la rrwelle. Leur base regarde les couches profondes des circonvolutions, el leur corps très allongé se termine en pointe du côté de la surface du cerveau. Elles doniienl des branches plus ou moins nombreuses et ramifiées qui se dégagent soit de leur corps, soit de leur extrémité effilée. Elles reçoivent à leur base un tubu nerveux qui abandonne sa myéline avant d'y entrer et qui correspond aux prolongements de Deiters. [ùitre ces grandes cellules qui existent surtout à la base de la troisièuie couche, cheminent des faisceaux de tubes nerveux à moelle dont la direction est perpendiculaire à la surface de la circonvolution.

Puis viennent la quatrième couche qui contient quelques petites cellules globuleuses, et la cinquième où l'on trouve des cellules nerveuses fusiformes. Ces deux couches sont traversées par les faisceaux de tubes nerveux qui viennent se terminer dans les cellules pyramidales.

Les grosses cellules pyramidales n'existent pas dans toutes les parties de l'écorce grise. Elles seraient localisées, d'après Betz, dans les portions du lobe frontal et pariétal qui, d'après Fritz et Hitzig, ont été considérées comme étant les centres psycho-moteurs : les circonvolutions marginales de la scissure de Rolando et le lobule \)aracentral.

Les circonvolutions des lobes occipital et sphénoïdal sont constituées sur le même modèle, à cette différence près que les cellules pyramidales y sont plus rares et que les cellules géantes y font défaut.

On s'accorde généralement à placer dans la partie antérieure des lobes frontaux le siège de l'intelligence. Nous venons de voir quel est le point de l'écorce regardé comme étant le centre des mouvements volontaires. On croit que la région postérieure de l'écorce cérébrale, la partie postérieure du lobe pariétal et du lobe temporal et le lobe occipital reçoivent les impressions sensitives.

La majorité des auteurs admet que les fibres motrices qui constituent le plan inférieur du pédoncule cérébral enti'ent en connexion avec les cellules des corps striés avant de se rendre aux circonvolutions, et que les foisceaux nerveux sensitifs qui passent dans l'étage supérieur des pédoncules sont en rapport avec les couches optiques. Mais il reste encore bien à faire avant d'arriver à connaître exacte, ment la texture et les fonctions de ces organes.

. Il est cependant un point qui paraît aujourd'hui complètement établi, c'est que les lésions destructives causées par un ramollisse-

Page 1