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HISTOLOGIE NORMALE DU FOIE

Considérées dans leurs rapports réciproques au sein du lobule, les cellules hépaliques onl paru à Éherlh former des séries ou travées radiées du centre à la périphérie et anastomosées transversalement. Il compara alors ces i'(''seaux ou trabécides de cellules hépaliques, à des tubes contenant des cellules hépatiques, comme cela se voit dans certaines espèces animales (poissons, reptiles). Ces apparences de trabécules sont dues tout simplement à la confii^u ration générale du réseau capillaire, ainsi que Héring et KôUiker l'ont démontré; il n'y a ni chez l'homme, ni chez les mammifères voisins, de membrane comparable à un sac glandulaire qui enfermerait les cellules hépaliques et les séparerait des capillaires ; ces cellules sont, au contraire, en contact direct avec les capillaires. Chez le lapin, en particulier (Héring), les cellules hépatiques adhèrent aux capillaires, et même ne s'en séparent pas lorsqu'on a placé un fragment du foie dans l'alcool ou l'acide chromique, réactifs qui font rétracter les éléments, tandis que, chez le chien et chez l'homme, l'action durcissante de ces liquides sépare les cellules de la paroi des capillaires.

On doit donc considérer le lobule hépatique simplement comme une masse continue de cellules creusée par le réseau capillaire, les cellules prenant une disposition et des formes en rapport avec celles des mailles vasculaires.

Les vaisseaux biliaires naissent dans le lobule hépatique par un réseau de fins canalicules formant des mailles étroites, et en contact avec toutes les cellules hépatiques. Ce réseau est une émanation des canaux biliaires interlobulaires qui accompagnent les branches de la veine porte. (Biidge , Andréjevie , Mac-Gillavry, Éberth , Kolliker, etc.)

Les canalicules ou capillaires biliaires intralobulaires ont un trajet rectiligne et régulier; leur diamètre est de 1,5 ju, et les mailles du réseau ont de 14 à 17 pt. chez le lapin. Ils n'ont pas d'épithélium à leur intérieur, et leur paroi est constituée uniquement par les cellules hépatiques qui présentent une légère condensation de leur substance à leur niveau. Les mailles que forment les canalicules biliaires sont un peu allongées dans le même sens que celles du réseau capillaire. Ces canalicules courent au milieu des faces de deux cellules hépatiques qui se touchent, et ils ne rencontrent jamais les capillaires sanguins, dont ils sont distants au moins de la moitié de la face d'une cellule hépatique. Les mailles de ce réseau de canalicules sont polygonales, leur forme dépend de celle des cellules hépatiques.

COKNIL ET RANVIER. II. — 24

Chaque cellule est par conséquent en contact avec un capillaire sanguin d'un côté el par plusieurs de ses faces avec les capillaires biliaires.

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FiG. 126. — Section du foie dont les vaisseaux biliaires iiitralobulaires sont injectés.

A, vaisseaux capillaires sanguins ; B, vaisseaux biliaires ; C, noyaux des cellules hépatiques.

(Figure empruntée à Kôlliker.)

A la périphérie de l'ilot hépatique, les capillaires biliaires s'unissent pour former des canalicules un peu moins étroits, et se jettent dans les canaux biliaires périlobulaires.

Ces derniers ont une structure toute différente : ils sont formés par une mince membrane d'enveloppe à l'intérieur de laquelle se trouve un revêtement complet de cellules épithéliales cubiques munies d'un noyau rond ou ovoïde. Au centre du canal, il existe une lumière étroite pour l'écoulement des produits sécrétés. Leur diamètre varie entre 30 p. et 50 p. Ce sont là de véritables conduits excréteurs complets qui reçoivent les capillaires biliaires dépourvus de tout revêtement cellulaire dans leur intérieur. La bile, ainsi que nous l'avons déjà dit, sécrétée par les cellules hépatiques, entre d'abord dans les fins canalicules intralobulaires, puis dans les canaux périlobulaires.

Tels sont les éléments essentiels qui entrent dans la composition d'un îlot hépatique ; il nous reste à connaître le tissu conjonctif et les lymphatiques des lobules. Le tissu conjonctif, qui émane de la capsule de Glisson et des faisceaux qui accompagnent les vaisseaux interlobulaires, pénètre dans l'intérieur de l'îlot sous la forme de fibrilles très rares, si ce n'est dans la portion périphérique de l'îlot. Elles s'accolent à la paroi des capillaires en leur formant, en certains

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