COEUR ET VAISSEAUX
du côté du muscle une série de prolongements qui s’insinuent entre les faisceaux. D’autre part, toutes les colonnes charnues de la région sont atrophiées, rubanées, ne contenant plus aucun élément musculaire.
Mais c’est surtout par rapport aux vaisseaux que la topographie des scléroses cardiaques a été étudiée. On en a décrit, d’une façon un peu schématique et avec une arrière-pensée pathogénique, plusieurs variétés :
a) Sclérose périartérielle ou périartérite. Le tissu conjonctif serait surtout accusé autour des vaisseaux d’où il rayonnerait dans le tissu
b) Sclérose para-artérielle ou dystrophique. Le tissu, de sclérose siégerait, au contraire, aux confins du territoire irrigué par le vaisseau et formerait comme un cercle ayant le vaisseau comme centre et ayant continuellement tendance à se rétrécir;
est la présence, quelquefois en quantité excessive, du tissu élastique (hypergenèse élastique, sclérose élasticogène). Ce tissu provient, selon les cas, soit des couches élastiques artérielles, soit du tissu élastique fondamental du cœur, soit de l’endocarde.
I pour en expliquer la for¬
ce sont : à) la théorie de la sclérose dystrophique; b) la théorie de la périartérite; c) la théorie de l’action directe; d) la théorie isché-
a) Sclérose dystrophique. — Ce n’est ^
jonotif. En effet, il n’est pas exceptionnel de trouver en plein foyer scléreux des Ilots de libres musculaires ou même quelques fibres éparses, absolument normales. Souvent même ces éléments, au lieu d'être atrophiés, sont énormes, très nettement hypertrophiés. Il est bon de rappeler que c’est sur des fibres ainsi isolées en plein territoire scléreux que l’on peut trouver les plus grands diamètres connus.
c) Théorie ie l’action iireete. — Elle est simple, logique .et certainement s’applique à un certain nombre de faits. Une même cause, infectieuse ou toxique, agissant en même temps sur les différents éléments du myocarde, produit des réactions différentes selon ces éléments. Il y a atrophie et disparition des éléments musculaires, et
ACTINOMYCOSE