II. — De la moelle jaune
La moelle jaune est la moelle osseuse devenue inerte au point de vue hématopoïétique.
A la coupe elle offre un système alvéolaire, constitué par la juxtaposition de vésicules adipeuses, qui peuvent acquérir une taille colossale. Celles-ci forment une sorte de carrelage, troué de place en place par le passage des vaisseaux sanguins.
Les bords des vésicules semblent avoir conflué ; ils sont séparés, en réalité, par un espace virtuel, qui devient apparent entre les angles de vésicules voisines. Là peuvent se dessiner le corps aminci d’une grande cellule endothéliale, la coupe d’un capillaire, un ostéoplaste à demi engagé dans un reliquat de tissu osseux (homme) et dont les filaments anastomotiques s’unissent à ceux des cellules conjonctives étoilées (fait conforme aux conceptions de Zaehariades et de Renaut sur 1 identité de 1 ostéoplaste et de la cellule fixe).
En un mot, là où le développement du tissu de moelle jaune a atteint son maximum, il ne reste plus rien de ce qui caractérisait le tissu de moelle rouge.
L extension de la transformation adipeuse de la moelle varie suivant l’âge des mammifères de même espèce, suivant l’état générai