COLORATIONS ÉLECTIVES. — MÉTHODE DE WEIGERT
fois dans l’eau distillée, additionnée de quelques gouttes de la solution de carbonate de lithine à 1 pour 100.
6° Réduction ou différenciation :
B01’3-*- . . . 2 grammes.
Ferricyanure de potassium . 2»r,50
Eau distillée . 100 grammes.
La durée du bain de différenciation varie suivant la nature de la pièce, l’épaisseur des coupes, le mordançage et le temps de coloration par l’hématoxyline (d’un quart d’heure à 24 heures d’immersion). Les fibres à myéline arrivent à se détacher franchement par leur couleur noir bleuté sur le fond, brun ou brunâtre, de la coupe.
7° Lavage prolongé dans l’eau distillée (24. heures).
8° Montage. — Déshydratation dans les alcools; puis, éclaircissement par le xylol phéniqué de Weigert :
Xylol . . 3 parties.
Acide piepique . . . . . . . 1 partie.
Ce liquide aCsur les autres liquides éclaircissants, le gros avantage de ne pas dissoudre le collodion et de parachever la déshydratation par les alcools. Il doit être conservé dans un flacon bouché a ï’émeri et au fond duquel se trouve une couche de sulfate de cuivre anhydre, haute de 2 centimètres. Le sulfate de cuivre anhydre est destiné à régénérer le xylol en absorbant les quelques parcelles d’eau introduites au cours des manipulations précédentes; il doit être remplacé dès qu’il commence à bleuir ou à s’hydrater (Ranvier).
Montage de la coupe dans la résine Dammar ou dans le baume de Canada, dissous dans le xylol.
Cette méthode de C. Weigert, employée dans la presque totalité des examens histo-pathologiques pratiqués sur le système nerveux, central ou périphérique, arrive à produire la formation sur la myéline, d’une laque ou vernis chromo-hématoxylique : cela à l’aide d’un mordanceur d’après les procédés généraux employés en teinturerie. La laque chromo -hématoxylique est très stable au niveau des gaines de myéline; elle peut être décomposée au niveau des autres tissus à l’aide du bain dit de réduction ou de différenciation.
b. — Procédé de Pal.
La pièce est fixée et mordancée comme dans la méthode primitive de C. Weigert. Le passage dans la solution cuprique n’est pas nécessaire. Les coupes sont colorées par la même solution d’hématoxyline. Seul, le mode de réduction ou de différenciation varie de la façon suivante :
1° Les coupes sont placées pendant un temps très court, une demiminute à trois minutes, dans la solution :
Permanganate de potasse. . . 0°r,25
Eau distillée . . . 100 centim. cubes.
2° Lavage à l’eau distillée; puis, pendant 5 à 10 minutes :
Acide oxalique pui Sulfite de potasse Eau distillée .
de soude.
i 1 gramme.
200 grammes.
Chaque solution (acide oxalique, sulfite de potasse) peut être utilement faite à part. Le mélange est pratiqué à parties égales, immédiatement avant l’usage.
La différenciation des coupes est suffisante quand les fibres myéliniques se détachent seules en noir sur le fond blanc du restant du tissu (tissu conjonctivo-vasculaire, névroglie, méninges). Pour obtenir ce degré de réduction, on est souvent obligé de faire passer les coupes, à plusieurs reprises, alternativement, dans la solution de permanganate de potasse et dans celle d’acide oxalique et de sulfite de potasse.
3° Lavage pendant 24 heures dans l’eau distillée.
4° Montage comme précédemment.
Le procédé de Pal a, sur la méthode primitive de Weigert, l’avantage de décolorer assez complètement, à l’exception des gaines myéliniques, tous les autres tissus de la coupe, et de permettre ensuite une autre surcoloration (picro-carmin, éosine, fuchsine picriquée de Van Gieson, etc.). Ainsi, elle donne des images histologiques plus faciles à lire, et sur lesquelles les fibres nerveuses se détachent avec une grande netteté. Mais elle expose aisément à une grosse erreur de technique : si la différenciation a été poussée trop loin, ce qui arrive facilement, les fibres myéliniques les plus fines (fibres tangentielles de l’écorce cérébrale; fibres des racines postérieures; fibres de la substance grise de la moelle) se décolorent de façon plus ou moins complète. Cet inconvénient existe certainement moins avec la méthode fondamentale de C. Weigert.
c. — Procédé de Kulschitzky.
1° Mordançage, comme dans les deux méthodes précédentes, par les bichromates. Kulschitzky conseille également le mordançage parle liquide d’Erlitzki :
Bichromate de potasse. . . .
Sulfate de cuivre .
Eau. . . .
2° Inclusion colloïdinée, etc.
3° Coloration :
Or,50
100 grammes.
lre solution (Sol. I) :
Hématoxyline . . „r
Aieod absolu . ;;;; ;;;;;;;;;;;;;; ; ; ; ; ; 15 gsramme8-
(Solution-mère, laissée à mûrir pendant plusieurs semaines.) ’
28 solution (Sol. II) :
Solution-mère .
Solution d’acide acétique à 2 pour 100..'.'.*.!'.." 100 gra^eS‘
différenciées Lmm/daTsTe^ solution pendant 12 à 24 heures ; puis,
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