‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 193 sur 210 · FIBRES NERVEUSES. — RÉGÉNÉRATION · texte numérisé non relu

FIBRES NERVEUSES. — RÉGÉNÉRATION

absolue l’existence des névromes trouvés dans la syringomyélie et dans certaines myélites, puisque ces névromes peuvent provenir des fibres des racines qui, au point de vue de la régénération, se comportent comme celles des nerfs périphériques. On peut encore moins se fonder sur le retour de la fonction observée dans certaines myélites par compression, ou sur les rémissions qui surviennent au cours de la sclérose en plaques 5 car, dans tous ces cas, il s’agit d’œdème et de lésions non destructives des cylindraxes, si bien que le retour de la fonction s’explique tout naturellement par la simple restauration des fibres nerveuses, phénomène bien différent dè la régénération.

En résumé, à ce point de vue spécial de la régénération, il y a contraste absolu entre le mode de réagir des fibres périphériques et celui des fibres centrales; mais les raisons n’en sont pas connues. Toutefois, on doit faire remarquer que les causes qui produisent habituellement la dégénération des fibres centrales chez l’homme, sont rarement favorables à leur régénération. Ainsi, parmi toutes ces causes, prenons comme exemple l’une de celles qui ont le plus d’analogies avec la section expérimentale, c’est-à-dire le ramollissement ischémique portant sur la continuité d’un faisceau ; dans ce cas, il est clair que la cicatrice consécutive conservera toujours une irrigation sanguine défectueuse et bien insuffisante pour fournir aux tronçons des fibres nerveuses toute la nutrition évidemment nécessaire à leur régénération. — D’autre part, nous savons que la destruction des fibres nerveuses peut amener l’atrophie de leurs cellules d’origine, cela avec d’autant plus de facilité que cette destruction a eu lieu plus près de la substance grise; or, cette dernière circonstance, évidemment défavorable à toute régénération de la fibre qui se trouve être ainsi privée de son centre cellulaire trophique, est réalisée au maximum dans la plupart des lésions des tubes nerveux de la moelle et du cerveau chez l’homme.

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