II. — Dégénérescence de la moelle
Eléments figurés des animaux, éléments figurés de l'homme marquent leur état de déchéance par les mêmes transformations.
Nous ne reviendrons pas sur des faits déjà signalés à propos de Tanatomie pathologique de la moelle osseuse du lapin, et nous nous contenterons, à propos de la dégénérescence de la moelle humaine, de noter les points suivants :
Chiari a rencontré des foyers de ramollissement nécrolique dans la moelle osseuse des individus tués par la variole.
La dégénérescence graisseuse des cellules mobiles et des capillaires peut être déterminée par la fièvre typhoïde, la fièvre récurrente, le typhus exanthéniatique (Ziegler, Anal. Palliol. (jcnéralc). Des cristaux de Gharcot-Neumann y apparaissent parfois, témoignant la destruction des cellules mobiles.
Enfin s'il est des cas où la réaction cellulaire côtoie la dégénérescence cellulaire, il en est où le tissu de la moelle entre totalement en régression. Il n'y a pas seulement absence de prolifération cellulaire, mais encore régression de toutes les variétés cellulaires persistantes, y compris celles de l'appareil de soutènement. Ce processus régressif important est la transformation ijélalineusc. Il est caractérisé par la réduction de volume des cellules graisseuses qui prennent l'aspect fusiforme, tandis que le tissu intermédiaire est devenu gélatiniforme par élaboration d'une substance transparente ayant les réactions de la mucine. Ces faits ont été vus par Ponfick, Bizzozero, etc., au cours de diverses affections cachectisantes, la phtisie par exemple, qui peut, d'autre part, provoquer une sclérose médullaire extiêiiiement marquée (Josué).
Quelle quesoil la qualité, l'intensité des dégénérescences banales de
la moelle, y coiiipiis la transformation gélatineuse, reconnaissons qu'il nous est à peu près impossible de l'apprécier exactement à l'examen du sang.