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CELLULES NERVEUSES

INTOXICATIONS EXPÉHIMENTALES

Intoxications expkiu.mentales. — De nombreux travaux expérimentaux ont montré que la plupart des poisons minéraux ou végétaux sont suscep-

FlG. 190. — Cellules reproduites d'après des photographies empruntées au mémoire do Nissl sur les lésions des cellules nerveuses dans les empoisonnements expérimentaux à doses graduées, aigus, subaigus et chroniques.

En .\, empoisonnement subaigu, à dose maxima, par l'arsenic. Chaque animal rece\ait chaque jour, penilant le plus de temps possible, la dose de poison immédiatement inférieure à la dose mortelle. Suivant la nature du poison, la mort arrivait au bout de quelques jours ou de plusieurs mois.

Cellules des cornes antérieures. La cellule de gauche est normale. La cellule de droite appartient à la moelle de l'animal empoisonné : la plus grande partie de l'élément est à peine colorée ; les deux substances ne se distinguent plus ; il ne persiste que quelques masses, faiblement teintées, de substance chromatique. Le noyau est altéré.

En B, empoisonnement par la vératrine; même mode d'expérience. La cellule placée à droite et en bas appartient à une moelle saine; les trois autres cellules sont pathologiques. Au début, la lésion ne frappe les chromatophiles que dans une portion limitée de l'élément; plus tard, elle atteint la substance achromatique; la cellule devient indistincte et son noyau se rapetisse.

tibles de modifier la structure de la cellule nerveuse. Dans les empoisonnements aigus, la méthode de Nissl a permis de constater des lésions qui

avaient échappé à toutes les autres techniques. Tout au début de ces recherches, on a même pu croire qu'à chaque poison correspondait un type de lésion spécifique. Actuellement, on tend à admettre que, si dans les empoisonnements aigus la forme de la lésion varie avec le poison, mais toutefois sans être absolument caractéristique, il n'en est plus de même dans les empoisonnements chroniques, au cours desquels les cellules nerveuses ont été trouvées altérées suivant des modalités excessivement variées et dépourvues de toute spécificité.

Intoxications avec les poisons minéraux. — Arsenic (Nissl, Schaffer, Lugaro, Dexler, Marinesco, Soukhanoff, fig. 190 et 192). — Gonflement et décoloration des corps chromatiques qui se résolvent en fines granulations;

Fig. 191. — Empoisonnement par le phosphore (Nissl). Même technique. La cellule placée en haut et à droite est d'une moelle saine. Au début de rempoisonuement, l'élément conserve sa forme, et sa structure générale, mais il se rapetisse beaucoup. Plus tard, le noyau devient homogène, très coloré; la cellule so désagrège dans quelques-uns de ses segments, sans suivre aucune règle déterminée.

colorabililé de la substance achromatique devenant plus tard granuleuse; désintégration finale de la cellule. Toutes ces modifications débutent par la périphérie de l'élément. (La figure 190, reproduite d'après iMssl, représente en A une cellule arrivée au stade ultime de l'altération dans l'empoisonnement subaigu à dose maxima, par l'arsenic.)

Plomb (Nissl, Lugaro, Schaffer, fig. 193). — Pour Nissl, la lésion diffère suivant qu'on examine les cellules spinales ou les cellules corticales; dans les premières, il y a au début simple désintégration des corps chromatiques, tandis que, dans les secondes, il existe également une colorabilité anormale de la substance achromatique.

Phosphore (Sarbo, Nissl, Hossi, fig. 191). — Chromalolyse débutant par la périphérie du noyau, qui est homogène et surcoloré.

Argent (Nissl). — Décoloration des corps chromatiques et surcoloralion de la substance achromatique.

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